LE COMPOST AU COEUR DES QUARTIERS
Plusieurs observateurs visitant notre capitale se donnent à cœur joie de critiquer, à juste titre d’ailleurs, l’état de délabrement dans laquelle croupisse nos concitoyens, une ville ou l’insalubrité galopante humilie sans cesse les congolais que nous sommes. Faut-il s’en prendre à ceux qui se livrent à dépeindre notre capitale, ou encore faut-il encourager cette critique? Pourtant la réalité voudrait que l’on soit sincère avec nous-mêmes, comme nous l’avons dénoncé dans nos précédents articles (1).
Faut- il laisser BRAZZAVILLE s’enfoncer de plus belle dans ce tourbillon de dégout vomitif et répulsif ? Non, la sagesse voudrait que l’on se serre les coudes et multiplier les propositions pour encourager une vraie prise de conscience et un sursaut patriotique pour sauver BARZZAVILLE. A tous les échelons ou nous nous trouvons, le congolais devrait se sentir concerner par cette tragédie honteuse, dégueulasse sorti droit des bennes à ordures que traverse notre ville.
Sommes-nous fiers, que des frères africains, aujourd’hui, parle de notre ville avec cet air dédaigneux ? Devrons-nous nous contenter de dire que le Maire est responsable de cette situation et croiser les bras ? Ne serait-il pas plus salutaire d’initier les esquisses de solutions pouvant servir de canevas aux responsables municipaux pour engager un réel processus de campagne de salubrité publique de grande ampleur avec des défis bien précis à relever ?.
LES MESURES D’URGENCES.
La saison sèche est une aubaine pour accentuer les opérations de nettoyage et de ramassage d’ordures dans toute la ville. A l’instar de la fondation EBINA, les maires de Brazzaville doivent se mobiliser pour effectuer « les opérations coups de propriétés des quartiers » Pour ce faire, les jeunes étudiants, élèves de Lycée et toutes les personnes aptes peuvent être sollicitées, moyennant une petite indemnitée (job des vacances), pour s’atteler à ramasser les sacs plastiques, nettoyer les abords des marchés. Ce volet a déjà été longuement traité dans nos précédents articles (2), nous pensons juste qu’il faille l’activer davantage au plus haut niveau pour que celui-ci atteigne sa vitesse de croisière.
Premièrement, il est nécessaire de s’attaquer aux grands marchés des arrondissements de Brazzaville qui sont parmi les grands pollueurs de la ville , ces derniers doivent êtres équipés des structures accueillant des déchets afin d’éviter que ceux-ci se retrouvent dans les grands artères de la ville. Chaque marché de Brazzaville doit s’équiper d’une logistique de nettoyage après le marché. Un personnel permanent qui intervient de façon régulière après le marché pour rendre les lieux propres dès la fin du marché. Cette équipe se donnera également comme mission de veiller à ce que les vendeurs et autres utilisateurs des marchés respectent les lieux qu’ils fréquentent en s’abstenant de souiller a tout va. Les taxes que payent les acquéreurs des places de vente sur les marchés doivent servir non seulement a l’entretien des espaces de vente mais également à l’amélioration des conditions de « travail » des ces personnes vendant aux marchés. Il faut redimensionner ces marchés dont la progression anarchique cause des réels problèmes de nuisances et d’insalubrités hors des zones dites théoriques des marchés. Prenons l’exemple du Marché Total arrondissement 2 Bacongo, pourquoi le maire a-t-il laissé s’étendre ce marché jusqu’au croissement de l’Avenue Matsoua et MBIEMO, de la gare routière de la route du Djoué jusqu'au centre sportif ? Toutes les ruelles entourant le marché sont transformés en des possibles place pour étaler des denrées incontrôlés. Le pire c’est qu’en partant ces vendeurs ambulants et souvent anarchiques laissent les déchets sur place polluant ainsi la vie quotidienne des résidents. Ces faits sont observables dans tous les marchés de Brazzaville. Cela doit être stoppé. Les maires doivent contrôlés qui doit vendre et surtout ou doit-on vendre.
Pour ce faire des cellules d’enregistrement et de délivrances des tickets de place doivent de nouveau être activées dans chaque mairie. Ne pas fixer les limites entraîne une désorganisation qui conduit inexorablement à l’anarchie totale actuelle.
Autrefois les marchés étaient un lieu de vie ou les communautés se retrouvaient pour, non seulement, vendre mais également échanger. Le foutoir actuel ressemble plus à un réservoir d’épidémie, un endroit ou évoluent plus les pics Pocket, les trafiquants de tous genres empêchant parfois les vrais commerçants d’exercer leur activité. Les vendeurs à la sauvette comme les « mwana mayi, bonguisa lipapa, mwana gounba, …. » doivent systématiquement être interdits. En plus de l’absence d’hygiène et de contrôles de leurs produits ces derniers polluent les abords des établissements qu’ils sillonnent tout le long de la journée par les rejets de leurs déchets (sacs plastiques, coquilles d’arachides, d’œufs…) dans les rues. Tout établissement acceptant en son sein le passage des ces vendeurs polluant doivent être verbalisé. Il faut que tous les congolais s’y engagent pour gagner cette bataille. Cela doit commencer une prise de conscience collective (3). Il faut sensibiliser la population à l'effort d'une amélioration positive des comportements, d'inscrire dans leur quotidien une certaine éducation a l’éco-responsabilité impliquant le gouvernement, les maires et surtout d'être eux mêmes éco-responsables. Interdire de jeter les sachets dans les rues, prévoir des sanctions contre des personnes qui jetteraient des ordures dans les rues voudrait dire donner à la population les moyens dans la rue de se débarrasser de leur déchet.
Deuxièmement, comme il est manifestement « difficile » pour les maires de Brazzaville de mettre en place dans chaque arrondissement des camions a benne et ramassages de déchets ménagers, (Il nous a été signifié que cette opération nécessiterait un budget que les maires ne peuvent supporter a l’état actuel, mais le projet reste retenu pour une réalisation ultérieure) il conviendrait dans un temps assez raisonnable de mettre en place des PCQ « POINT COMPOSTAGE DU QUARTIER ».
L’objectif consiste à identifier un point unique dans chaque quartier ou l’on installerait des grands silos afin que les populations viennent vider leurs épluchures. Un bon tiers de nos déchets ménagers sont compostables: épluchures, feuilles mortes, carton, matériaux secs, gazon…qui contribuent au bon fonctionnement du compostage. Avec ces apports variés, un compost retourné tous les trois mois minimum ne dégage pas de mauvaises odeurs. Une fois mûr, il représente moins de la moitié du volume initial. En ville, il est utilisé comme engrais dans les espaces verts des propriétés et des jardins publics. Cette solution écologique et moins couteuse utilisée aujourd’hui dans certains quartier de la ville de LYON en France (Quartier Gratte-ciel a Villeurbanne, plusieurs immeubles de résidences utilisent le compost) connaît un franc succès.
Pourquoi ne pas s’en inspirer et tenter d’améliorer les conditions de vie insalubre des populations de Brazzaville ? Avec des grands bacs en bois qui ne nécessite pas des milliards, on peut arriver, avec juste la bonne volonté, à inverser cette tendance dangereuse que poursuit la ville de BRAZZAVILLE. Les collectivités doivent s’impliquer pour faire évoluer les mentalités.
Par ailleurs, cette démarche atténuera le flot incontrôlé des déchets dangereux qui sont déverser par exemple à la décharge de KATA-KATA situé dans l’arrondissement 6 talangaï ou l’on y a découvert récemment le fœtus d’un enfant. Le statut incontrôlable de ces lieux est la porte ouverte à toutes les infections possibles pour les enfants et toutes les personnes qui pataugent dans ces tas d’immondices. Les déchets lourds qui ne pourront être récoltés dans les bacs à compost pourront être acheminés vers ces décharges à condition que ces derniers soient encadrés par une politique de traitement de déchets (Recyclage).
Jean-Claude BERI
Association DAC
Pierre A.
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... Tes propositions sont très réalisables au Congo surtout que cela ne coutera pas trop cher. Seulement faut-il qu'on vous écoute et surtout qu'on vous lise. J'ai comme l'impression que vous donnez beaucoup de votre temps et surtout de votre intelligence pour des gens qui hermétiquement bouchés. Brazzaville est de plus en plus sale, et les idées et les bonnes propositions fleurissent sur le net pour tenter d'aider cette capitale , mais qui songe un seul instant a les prendre a son compte? Je salue juste votre courage de persévérer.Je suis convaincu que vous aimez le Congo. |
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Maatchiv
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... Je me suis réservé de porter un commentaire sur un article, récemment publié sur ce site et qui exposait clairement le climat environnemental de notre capitale. Je dirais que c'était une critique objective sans pour autant enlever cette fierté d'être congolais. Béri en d'autres termes reprend les mêmes maux, qui restent tout de même dans sa ligne de bataille, je le félicite Je pense que ces propositions sont toutes réalisables, et qu'elles le seront. Je voudrais en ce qui concerne les grands bacs en bois souligner qu'ils devrait être à l'intérieur recouvert d'une couverture étanche afin d'éviter, l'infiltration fluides issus de la fermentation des déchets assimilés aux ordures ménagères. Ces fluides peuvent alimenter les cours d'eau de la capitale et accentuer(s'ils n'en sont pas déjà la cause) le caractère eutotrophe de nos cours d'eau. Dans les marchés de la capitale, véritables nids de microbes et agents vecteurs de maladies dans nos foyers, des mesures strictes doivent êtres prises. Puisqu'il s'agit de santé publique, l'état doit fournir plus d'éffort. Les formules pub du genre "les chefs d'états africains réitère leur engagement en faveur de la santé et du développement" ne suffisent pas. Il faut de l'action. Un marché est un espace limité, contrôlé par les services de l'état, dans les normes d'hygiène -sécurité-environnement. Les populations environnants ont des droits, elles n'ont pas à subir les insuffisances de l'état. Le compostage dans les quartiers est possible, nous le faisions déjà tout petit au Congo. Il faut juste reprendre les bons exemples du passé, redonner une vie dans les quartiers. J'ai toujours dit que tout petit, nous balayions les rues de notre quartier une fois par semaine et nous faisions du compostage. Nous n'avions pas en ce temps besoin de prendre exemple sur une commune du Grand Lyon, nous savions déjà le faire. Il suffit de repartir à cette reférence en y ajoutant le Tri sélectif des déchets. Au delà de cette action communale, il faut des vraies décharges intercommunales, loin des habitations, si possible hors de la ville. Nous avons des scientifiques qui pourraient aider à trouver l'endroit idéal dans le respect de l'environnement. Mais une décharge a une superficie connue, gérée par une structure connue et responsable en cas d'accident, avec un permis d'exploitation, un statut légal. Les décharges anarchiques comme on en rencontre à Brazzaville, Pointe-noire témoignent des limites de la république à pouvoir encadrer ce genre d'action. Il suffit de mettre en place une organisation, une législation pour permettre au secteur privée d'assurer cette prestation. Nous l'ignorons peut être, mais ce secteur est un vrai pourvoyeur d'emploi. Même les pousse-pousse, une fois organisé en coopérative peuvent aider au ramassage de déchets. Mais ils devront vraiment s'organiser et améliorer leur pousse-pousse de manière à éviter une pollution olfactive et visuelle lors de leur activité. L'assainissement de l'environnement dans notre pays doit devenir une priorité nationale. A défaut de trouver dans l'immédiat des solutions miracles pour sortir le congo de l'ornière, l'état peut tout au moins garantir aux congolais une bonne santé, un cadre agréable de vie. J'ai eu un petit sourire quand Béri a parlé d'espace verts (pour le compost), nous n'en avons pas au Congo, il faut cuire au soleil, ou dans sa maison. But , A Change is gonna come, yes we can. |
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Le révolté
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... Tant que le maire de Brazzaville sera cet INCOMPETENT de NGONLONDELE, cette ville sera toujours dans le peloton de queue des villes les plus sales au monde. Brazzaville est jumelée avec RIEMS. NGONLONDELE y séjourne souvent. Pourquoi diable ne passe t-il pas des accords avec ceux qui savent gérer une ville? Pendant combien de temps SASSOU-NGUESSO va encore nous imposer son gendre payé à ne rien faire? Les congolais ont honte de leur capitale. Une ville très urbanisée certes; mais qui peut être mieux gérrée qu'actuellement. En 2010, quand une ville comme Brazzaville (plus d'1 million d'habitants) ne possède aucun service de transport urbain digne de ce nom, cela veut dire tout simplement qu'une pagaille est orchestrée à la mairie centrale. Ca coule de source! |
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colonel guy okoyes
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... faux car selon la semaine africaine et brazzaville adiac qui sont des temoins occulaires, brazzaville s'est plutot embellie. la ville est belle propre coquette et elegante.cet article est soit l'oeuvre d'une meconnaissance de la realite actuelle ou l'oeuvre d'un pur mepris. alors qui croire? colonel guy okoyes |
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Général Richard Mondjo
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... @ Colonel guy okoyes: Vous, vous êtes tellement habitué à vivre dans la chienlit, ce qui explique que vous tenez des propos risibles |
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Benoît
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... Il faut préciser Les petits exploitants agricoles sont très préoccupés par la baisse de fertilité des sols sur les terres arables en Afrique sub saharienne. Cette baisse est due en partie aux méthodes de culture intensive, car de nombreux petits exploitants essaient de s’en sortir avec moins d’un acre de terre, et en partie à l’utilisation limitée d’engrais organiques et inorganiques. La mise en culture continue des terres épuise les nutriments du sol, provoque une baisse de la matière organique et dégrade la qualité des sols, le tout aboutissant à une diminution des rendements. En Afrique sub saharienne, de nombreux systèmes de polyculture compostent de la matière organique à la ferme pour maintenir la productivité des sols. De nombreux déchets agricoles contiennent suffisamment de matières organiques pour faire du compostage, notamment les déchets solides, les rebuts alimentaires, les sous produits industriels, les boues d’épuration, les résidus agricoles et les ordures ménagères. Pour certains de ces déchets, il est important de séparer la matière organique des composés inorganiques comme le verre, le plastique et les métaux. Étant donné que l’élément organique des déchets est assez varié, il n’aidera pas beaucoup les cultures si on l’ajoute directement sans compostage dans le sol. Le compostage transforme les substances organiques en les changeant en minéraux et en composés plus complexes qui peuvent être absorbés facilement par les plantes. Le compost présente de nombreux avantages économiques pour l’agriculteur. Par exemple, il est peu coûteux à produire, peut être fabriqué avec des matières disponibles localement, améliore la fertilité des sols, ne présente pas de danger pour l’environnement, n’exige pas beaucoup de compétences ou de savoir faire technique, est peu cher à l’achat et augmente la production alimentaire. En outre, comme va le montrer le présent texte, la production de compost pour la vente peut rapporter un bon revenu aux petits exploitants agricoles, surtout s’ils se regroupent. |
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Albert THOMAS
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... Le compost n'a que des avantages. Il permet de se débarrasser des biodéchets, il fertilise la terre, il retient l'eau, il rend les engrais chimiques inutiles. Il est même un élément de développement agricole sur les terres les plus arides. Mr béri , je vous félicite de remettre au goût du jour cette idée |
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LANDA
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... Précision: Pourquoi le compost ? Les anciens utilisaient la jachère ,ils cultivaient un champs pendant 3 ans puis on le laissait se reposer 10, 20 ans , pendant ce temps ils en défrichaient un autre. C'était une bonne méthode car elle permettait à la terre de recouvrer des forces. Mais aujourd'hui la population double tous les 25 ans . Que faire ? Les engrais chimiques (la poudre des blancs) sont chers , la production augmente au début si on prend soin d'acheter aussi les produits de traitements qui vont avec cette méthode (fongicides, insecticides…). Puis rapidement la terre s'épuise , de plus sans eau ces engrais sont plus néfastes qu'utiles. Le compost permet de nourrir la terre, de la rendre plus facile à travailler, elle absorbe et retient mieux l'eau, elle nourrit les plantes de manière équilibrée ce qui limite les infestations d'insectes. On ne peut que dire notre ami Béri est dans une bonne démarche de proposition de solution je dirais pour ce cas précis de nous faire repenser au compost. |
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Glabi-mass
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... Les propositions de mr Beri sont parfaitement applicable au Congo et constitue selon moi à l’heur actuelle, la solution la plus optimal en matière de coût. Rien à rajouter. J’espère de tout mon cœur que les autorités Congolaises prennent la peine de lire ce genre d’article et surtout qu’ils s’en inspirent pour le bien de tous. Mais malgré tout, n’oublions pas que la meilleur façon de nettoyer, c’est d’éviter de salir. Si les Congolais prennent conscience de cela, l’assainissement de Brazzaville ne sera plus la mission difficile qu’elle est aujourd’hui. |
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Maatchiv
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... Glabi, La courbe environnemental de Kuznet montre que plus la consommation augmente, plus la pollution dans les villes augmente. Mais tu as raison, à défaut d'éviter de salir, on peut commencer par néttoyer dans les quartiers. Je vais prendre exemple sur une expérience vécue au Congo, alors que nous n'étions que des enfants. Ceci se passe dans les années 90, dans une commune de Pointe-noire. Les enfants à l'époque fréquentent les églises. Moi, j'en fréquentais une qui avait un groupement de jeunes enfants, appelés Yabomté. Dans le cadre des activités de proximité de ce groupe, les yayas comme on les appelait(animateurs des groupes) organisaient par semaine, selon l'état du quartier, une séance de balayage des rues. Et, je vous garantie que toutes les rues du quartiers étaient propres, sans une Intervention de la mairie. Les camions de voiries, nous les apercevions sur la grande avenue. Dans d'autres cas, c'étaient encore des yayas(grand frères du quartier) qui décretaient une journée de nettoyage(balayage + compostage des déchets). Le mot d'ordre était donné : le samedi à partir de 17 h, tous les jeunes du quartier(enfin, les garçons) doivent se retrouver. Jeune, c'était à la fois un plaisir car ce fut là des moments grandioses de solidarité dans le quartier, puis d'un autre côté, il ne fallait pas s'attirer les foudres des yayas. Ce n'était pas un risque sans conséquence. Comme dans l'ensemble des quartiers de Brazzaville, Pointe-noire et autres villes, il y a souvent un cours d'eau au bord duquel (sur ses deux rives) se développent une activité maraichère. Le compost (que nous appelions la fumée) était recupérer par les maraichers et utilisé pour enrichir leur sol. Les produits de leur travail(maraicher) et s'il vous plait, de qualité Bio, se retrouvaient sur le marché, à moindre coût, enfin zéro kilomètre(donc bilan carbone, chacun sa calculatrice). C'était une expérience gagnant- gagnant. Le surplus du compost, enfin, il était rare qu'il en reste, chaque foyer pouvait developper dans sa parcelle ses talents de maraichage( épinard, indif, enfin , comprennez, je ne connais pas les noms scientifiques). Pour cette activité, les outils (pelles, fourches, balai...) sortaient de chaque parcelle et quand on les savait d'avance pas suffisant, les yayas contactaient le chef de bloc, qui en parlait au chef du quartier et les yayas partaient chercher le matériel manquant à la commune (la marie, comme nous l'appelions à l'époque). C'est pourquoi, j'ai récemment dit à Elvis Ngatié, que nous avons la meilleure organisation qui soit. IL suffit de la faire fonctionner. Voilà une organisation que les jeunes des quartiers peuvent développer, l'état pourra accompagner cette initiative, et ce sera une expérience gagnant-gagnant. Mais attention, pour le compostage, maintenant que l'on sait qu'il y a des déchets dangereux, le Tri est Nécessaire. C'est ici l'occasion de rendre un grand hommage à mes yayas du quartier, précurseurs du développement durable. |
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CHEYNUT JEAN PIERRE
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... DEPUIS LONGTEMPS JE SAIS QUE LES HABITANTS DE BRAZZAVILLE SONT DES FRIMEURS PARESSEUX QUI AIMENT VIVRE DANS LA MERDE QU'ILS DEVERSENT DANS LES RUE. POURQUOI VOULEZ VOUS QUE CELA CHANGE? POUR QUE CELA CHANGE A BRAZZAVILLE IL FAUT SORTIR LA CHIQUOTE. QUI AURA LE COURAGE DE LE FAIRE? |
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Louis Sebastien
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... Mr béri, je loue ta pugnacité et surtout ta persévérance. mais force est de constater que tu ne connais pas bien cette bande qui est au pouvoir. Ce qui toi t'intéresse , comme l'interdiction des sachets polluant, réglementation des transports, le compost dans les quartiers, fédérer les congolais etc qui sont pour beaucoup des congolais des sujets très justes et surtout primordiaux ne le sont pas pour cette bande qui nous gouverne. Plus tu en parle , plus tu t'attire leur mépris car tu les dérange avec tes idées qui risquent de réveiller la conscience des congolais. Pourtant , la solution n'est pas justement dans le fait de se taire , de ne rien dire, mais justement il faut le marteler sans cesse. Je sais très bien qu'on te lis presque tous les jours dans les officines du pouvoir mais ils s'en foutent tant que tu ne seras pas à leur service. C'est dommage qu'on ne puisse pas t'écouter ni juste prendre tes idées et les utiliser pour le bien du Congo. C'est tout ce que personnellement je souhaiterai car ce qui tu avance depuis des mois est plus qu'une contribution qui serait très bénéfique pour le Congo. |
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EDITH
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... Très bel article , simple et très pragmatique. A l'heure de la politique de rigueur, voilà une idée qui devrait faire l'unanimité. Elle est facilement réalisable en peu de temps et surtout très bénéfique sur le plan agricole. Je ne suis pas si pessimiste que beaucoup d'entre vous. Tous les congolais ne sont pas aussi sourds , ni anti-patriotiques. Je demande juste a Mr Béri a t-il formulé toutes ces interrogations et propositions par écrit au gouvernement? A t-il mené une démarche de rapprochement avec les ONG sur place pour une éventuelle collaboration ? A t-il effectué un séjour a Brazzaville pour débattre sur le terrain de la faisabilité de toutes ces questions? C'est bien d'écrire sur le net , faut-il que tu sois entendu par ceux-la même qui devront exécuter tes propositions. Parfois on accuse le gouvernement a tort , d'être sourds et insensible dès lors rien n'est fait pour les inciter a vous entendre. Un conseil Mr Béri, le Congo c'est ton pays et tu y consacre pleinement ton temps et ça se voit , c'est une bonne chose que je félicite, rentre chez toi (Congo) et apporte sur place ton savoir c'est comme çà que tu nous aidera plus Merci a toi. |
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POOL VERITE
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... Mais dans quel monde vivons-nous? Pourquoi faudrait-il que notre ami Béri rentre absolument au Congo? piquez ses idées et concrétiser les c'est aussi simple que çà. Le forcer a rentrer sans garantir sa sécurité est une proposition déplacée. Et pourquoi ce gouvernement ne fait pas la démarche de le solliciter au lieu que ça soit l'inverse? Le cas de Mr béri est celui des milliers des congolais , demander a tous de rentrer et d'apporter leur contribution pourquoi sélectionner les gens? Je demande a l(occasion des la fête du 15 Aout que le gouvernement fasse une déclaration dans ce sens. Là ça sera crédible. |
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