Dans son rapport de mai 2006 sur la migration internationale et le développement, le Secrétaire général des nations unies avait insisté sur la capacité des communautés internationales d’apporter un soutien très efficace au niveau des transferts de fonds à l’échelle locale, les transferts de technologie, la facilitation d’investissement et de développement d’entreprises, et la mise en place d’institutions de gouvernance démocratique dans les pays d’origine.
Au regard de l’attitude apathique du gouvernement actuel, l’association DAC s’interroge sur la stratégie actuelle du gouvernement de l’utilisation des Congolais établis à l’étranger.
- Quelle stratégie des compétences des diasporas congolaises ?
Un Congolais établi à l’étranger devient-il un citoyen de seconde zone ? Pourquoi les Congolais de l’étranger ne peuvent-ils pas participer aux élections nationales ? Pourquoi un Congolais, du fait de sa résidence à l’étranger, ne peut-il pas être candidat aux diverses élections nationales ?
Au regard sans cesse croissant, de l’installation des Congolais à l’étranger, la nécessité d’un ministère chargé de la communauté congolaise à l’étranger et aussi de la création au moins de deux postes au sénat deviennent une nécessité. Le ministère des Congolais de l’étranger pourra incarner une nouvelle dynamique qui doit être insufflée dans le pays, de contribuer à l’appel de la citoyenneté, de s’imprégner de l’histoire congolaise, de faire connaître les potentialités et les richesses du Congo et de drainer des investissements étrangers.
Dans le sillage de la création de ce ministère, l’association DAC recommande « l’institutionnalisation annuelle des journées des diasporas congolaises ». L’ambition de ces journées serait de faire un état des lieux de la problématique diasporique en relation avec l’ouverture internationale du Congo-Brazzaville et mettre en évidence le lien entre diaspora, lobbying et politique étrangère congolaise. Les diasporas sont en ces temps de mondialisation des acteurs des rapports Nord-Sud.
Comment le pays peut-il tirer profit des diasporas congolaises ? En Afrique et en Europe où la migration congolaise est dynamique, et comparée à l’activisme politique des diasporas sénégalaises, maliennes, algériennes, marocaines, camerounaises, du Congo-démocratique, les élites congolaises se montrent moins engagées. Les élites congolaises peuvent renforcer la diplomatie congolaise, s’inscrire dans une démarche citoyenne et porter les attentes du Congo-Brazzaville. Force est de constater en observant les diasporas chinoises et indiennes, que nous les Congolais, traînons les pieds. Le gouvernement congolais doit se mettre à l’évidence que les diasporas contribuent au rayonnement économique et culturel du pays dans le monde et peut favoriser l’émergence du pays comme puissance régionale. Le Congo doit s’appuyer sur les congolais de l’étranger, pour rehausser son image et défendre ses intérêts à tous les niveaux du monde. La diaspora ne doit pas être considérée comme une perte mais comme une « banque de cerveaux ». Le 1er ministre indien, Rajiv Gandhi, avait déclaré en 1987 : « Nous faisons un blocage sur l’exode des cerveaux. Nous ne devrions pas nous en inquiéter (…). Nous ne devons pas considérer ce phénomène comme une perte. Nous ne devons pas l’envisager comme un exode de cerveaux, mais comme une banque de cerveaux qui accule des intérêts et qui attend uniquement que nous le retirions et que nous les investissions à nouveau en Inde ». Cela passe par une véritable stratégie fondée sur la création de nombreux organismes diasporiques, afin de promouvoir les intérêts du Congo auprès des institutions gouvernementales de leur pays d’accueil et d’exercer un lobbying en faveur de la politique extérieure. Une convergence des intérêts communautaires et étatiques doit s’inscrire dans le cadre d’un nouveau partenariat diaspora-Etat, auquel le gouvernement congolais doit s’y atteler.
- Le nouveau défi du Congo
Notre pays doit s’orienter activement vers une économie de la connaissance qui se traduit par une croissance importante de la demande en personnels qualifiés, notamment chercheurs et ingénieurs. Le Congo doit inverser la tendance qui a conduit pendant de nombreuses années à une pénurie de main d’œuvre qualifiée dans plusieurs branches de haute technologique. C’est le cas des pilotes et dans l’industrie pétrolière. Notre pays, bien qu’il doit arrimer et impliquer ses compétences à l’étranger dans les mutations socio-économiques en cours, mais aussi pour atténuer la fuite de nouvelles compétences et pourquoi pas, en attirer à partir d’autres pays. Ce sont des enjeux vitaux pour, tout à la fois renforcer sa dynamique économique, stimuler son système d’enseignement supérieur et activer le secteur de la recherche.
Il est nécessaire de mener une politique de motivation ou d’incitation pour que les jeunes élites congolaises se sentent véritablement valorisées et respectées, au sein de leur domaine de compétence. En faisant du savoir, non plus le seul objectif de la réussite socio-économique ou de l’accès à une sécurité de l’emploi par le fonctionnariat; mais l’appartenance à un monde du savoir et de la connaissance, reconnus comme vraies valeurs sociétales, avec par exemple la création « des trophées de recherche des élites congolaises ».
Ainsi, le Congo pourra gommer les disparités criantes entre « l’épicentre scientifique » et une certaine « périphérie régionale ». En remédiant pour ce faire au manque de moyens financiers, à l’absence d’autonomie de gestion et de décision, au surpeuplement pléthorique et à la mobilité limitée des enseignants chercheurs.
- Propositions de l’association DAC
- Adoption d’une stratégie de mobilisation des compétences;
- S’intéresser au potentiel que représentent les acteurs économiques migrants.
- Création des réseaux dont le but serait de maintenir les liens avec les nationaux pour parfaire l’information scientifique et technique dans le pays.
- Prévoir un retour programmé sur le plan institutionnel et technique
- Encourager le retour des migrants et leur insertion dans le tissu technico-industriel, conséquent, de sorte, qu’ils puisent participer aux activités de recherche-développement et apporter leur savoir faire.
- Promouvoir une forte circulation humaine, dans ses différents aspects migratoires, scientifique ou touristique.
- Contribuer à l’internationalisation des communautés scientifiques nationales.
Association DAC
Maatchiv
|
... Je me vois pour cette question obliger de citer et féliciter Aboudlaye Wade, Président du sénégal qui a compris la richesse de la diaspora dans le développement d'un pays. Ce président, chaque fois qu'il est en visite à l'étranger, rencontre ses la diaspora sénégalaise et leur demande humblement de rentrer au pays, parce qu'il, comme il le dit si bien "Il a besoin de ses ingénieurs, de ses docteurs. Il le dit tout haut. Au sénégal il y a désormais tout un ministère chargé de la diaspora. Voilà un président lucide, visionnaire. Le nôtre se contente de se cloisonner avec ses proches dans les ambassades pour célebrer les plaisirs du pouvoir. On peut dire que c'est une autre façon d'être visionnaire. J'ai toujours pensé et je le pense encore que les relations entre le Congo et la diaspora sont une guerre froide. Les autorités congolaises considèrent la diaspora comme un danger, une peste qu'il faut à tout prix éloigner du pays. Ceci est pour le moins que l'on puisse dire, très regrettable. Il y a trop d'intellectuels congolais à l'étranger et les meilleurs(sans pour autant vexer ceux qui sont au pays), ce sont les mieux formés. Ce pont devient plus que nécessaire, inciter les intellectuels congolais à rentrer dans leurs pays, leur donner une part, une responsabilité dans le développement du pays. J'étais étonné de voir que certaine personne vénérée au pays pour leur grade de professeur, pensant qu'elles étaient t les seules congolais dans ces domaines, n'en étaient pas en réalité. IL y a des cerveaux congolais à l'étranger et c'est dommage qu'un pays ait autant investi pour cette jeunesse car reconnaissant le, tous sinon 90 % de ces cadres sont passés sur les bancs de l'école publique congolaise. J'ai toujours demandé au chef de l'état d'être objectif sur ce problème. A l'étranger, il n' y a pas que des jeunes, des congolais qui lui veulent le pouvoir. Il y a surtout ceux qui veulent construire leur pays, qui veulent être des vrais acteurs du développement du Congo. La honte d'être toujours parmi les derniers quand on sait la richesse des cerveaux que regorge ce pays, nous, je pèse mes mots, exacerbe. Que le président étudie avec minutie cette question. Les congolais veulent maintenant construire leur pays. Et la construction passe par cette tranversalité de compétence entre les congolais qui sont au pays et ceux de la diapora. Inviter n fois des étrangers, pour animer des colloques à Brazzaville est un jolie tableau qui rapporte peu au pays et surtout coûte cher. Il y a bien des congolais qui valent bien plus que ça, il y a bien des congolais qui peuvent en plus de faire des formations, s'investir pleinement dans le développement de leur pays. Merci Béri d'avoir pu sortir ce débat des tiroirs. |
|
Akouala
|
... Cette idée émise par ce compatriote suggerant aux autorités congolaises de féderer les congolais de l'étranger est une bonne chose.C'est vrai que l'Etat congolais aurait tout à gagner en mettant en place une vraie politique de retour des congolais de la diaspora pour que celles ou ceux -ci participent au développement du pays.Les congolais de l'étranger pourriont ainsi partager leurs compétences avec les congolais restés au pays. J'espère que les autorités congolaises feront abstraction de toutes polémiques et prendront la meilleure décision qui convienne pour mettre du bon pied notre pays dans les 50 ans à venir. Notre pays aura besoin de toutes les énergies, de tous les congolais pour faire face aux défis collosaux qui nous attendent. Pour un Congo unis et prospère |
|
ELOI
|
... Toujours aussi perspicace notre ami Beri d’étudier en profondeur cette question complexe et très controversée. Toutefois, quelques observations pourraient nous permettre d’examiner le cadre dans lequel la diaspora congolaise pourrait soutenir le développement du Congo. Le point majeur à souligner ici est que la situation intérieure rend plus complexe l’environnement dans lequel les congolais de l 'étranger doivent faire des choix, ce qui leur impose d’exploiter des connaissances qui doivent être générées et utilisées plus rapidement dans des domaines de plus en plus interdépendants. Mais nous devons nous méfier de mal interpréter ou d’envisager le défi en termes purement technocratiques, et de ne retenir que la nécessité d’adopter les politiques en connaissance de cause et l’obligation pour les décideurs d’effectuer de choix meilleurs. Nous devons également être conscients des défis politiques posés par la réalité politique, en particulier, la nécessité de mettre en place une société civile congolaise qui soit en mesure de combler le fossé démocratique naissant. |
|
KOUMBA
|
... La diaspora congolaise ne doit pas se contenter d’organiser des groupes de pression et des activités de sensibilisation, en ce qui concerne les problèmes nationaux qui touchent le pays , elle doit également fournir un soutien technique visible et prodiguer des conseils aux gouvernements aux institutions nationales et aux acteurs qui ont une influence sur la prise de décision et qui, dans certains cas, ont une volonté politique mais ne disposent pas de capacités techniques pour agir avec efficacité. En tout état de cause, une société civile congolaise mal informée n’aura pas la crédibilité nécessaire pour agir sur la scène politique et constituera un handicap plutôt qu’un atout. Les réseaux de connaissances spécialisées et les compétences techniques au sein de la diaspora, ont un rôle considérable à jouer, dans le renforcement des capacités des dirigeants et des décideurs congolais. |
|
JUSTINE
|
... Mr Béri, vous touchez là , comme l'as dit un des intervenants , un volet très important pour le développement du Congo. Il y a trop de cadres mal utilisés qui sont totalement abandonnés alors qu'ils ne cherchent qu'a servir leur pays. Pourquoi cette crainte d'offrir un dialogue avec elle? Pourquoi le gouvernement congolais les ignore comme s'ils étaient une sorte de virus qu'il faut absolument éviter de contracter? Pourtant on le voit bien que sur le terrain que le pays a tant besoin de leurs compétences , de leur expériences pourquoi s'obstiner a utiliser les talents qui sans cesse déçoivent plus d'un congolais? |
|
Elvis NGATSE
|
... Je discutais avec un patron de presse du pays il y a quelques années et se focalisant sur son métier, il affirmait déjà que la qualité de l'information viendrait des congolais de la diaspora. Ceci est d'autant plus vrai qu'il est urgent même dans les autres secteurs de la vie nationale de faire appel aux compétences congolaises de l'extérieur. Maatchiv a pris l'exemple sur les formations. Quand de l'occident on suit TV Congo et que l'on voit défiler chez nous les pseudos formateurs étrangers, on se demande bien si parmi nous il n'y a pas de sommités intellectuelles. La diaspora congolaise ressemble à un enfant abandonné parce qu'elle n'existe pas. Il faut l'organiser et la structurer. Je pense que le Président de la République comprend cette nécessité. Je m'en réfère à son entretien avec la communauté congolaise d'Afrique du Sud il y a quelques mois. A la suite de Beri qui nous fait de bonnes réflexions et comme l'idée vient de lui, je suggère où que nous nous trouvons de nous associer à travers une plate-forme apolitique autour de ce grand congolais de la diaspora qu'est Beri. Tant la qualité de ses réflexions force le respect. Sans passion, sans évoquer des questions politiques, ethniques ou religieuses et sans s'en référer à notre passé commun car il nous divise, d'étudier ensemble les actions à mener de partout où nous sommes disséminés pour le bien du Congo. Mandater à la suite d'une assemblée constitutive Beri et d'autres membres du bureau à élire, de se rendre à Brazzaville au nom de nous tous pour solliciter à défaut d'un ministère qui nous soit consacré, au moins un service rattaché aux affaires étrangères. Centraliser tous les projets, toutes les idées de développement et les présenter aux autorités en forme de mémorandum des congolais de la diaspora. Organiser et utiliser cette organisation apolitique pour faire comprendre aux autorités nationales la nécessité de puiser dans cette richesse pour tous les besoins du pays en matière de développement avant de chercher ailleurs. Pour cela nous devons nous connaître. On doit si l'idée est retenue commencer à faire le recensement des congolais de la diaspora. Nom, âge, qualifications, domaines de compétences, projets, etc., pays, adresses, e-mails, et mettre ce vade mecum à la disposition de la collectivité. Chaque fois, chacun pourra y puiser pour ses propres besoins et l'État pour son développement. Réaliser à cet effet un site internet des congolais de la diaspora où ses informations seront consignées. Et cette base de données pourra aider le pays tout entier. Faisant que si j'ai par exemple besoin d'un site internet, je n'ai qu'à me rendre sur le site de la diaspora congolaise et rechercher tous ceux qui dans la rubrique NTIC font dans le développement internet. Si j'ai besoin de former les employés d'une société au pays sur la communication interne, le site de la diaspora va me renseigner, même chose si je veux monter une micro-finance, une pharmacie, si je dois m'approvisionner en saucissons secs, en véhicules, en machines industrielles, en groupes électrogènes, etc., bref la liste est longue. C'est ma contribution à ce débat. |
|
Emmanuel
|
... Je suis du même avis que Mr Elvis NGATSE. Je pense qu'il est temps de sortir des clichés et de proposer des orientations concrètes comme c'est le cas pour cet articles de notre ami Béri. Je propose qu'on se prononce pour cette idée de "plate-forme apolitique" de la diaspora dépolitisée mais orientée vers le développement du Congo. C'est vrai depuis des mois Mr Béri faut de très bonne proposition, il serait bête ne pas les fructifier sur le terrain national au des réels retombées pour les congolais. Si Mr Béri , pour x raison ne peut se déplacer pour le Congo, je suggère que d'autres puissent se mobiliser et porter cette initiative au pays . Arrêtons de stagner alors que pouvons faire beaucoup plus. Pour ma part j'écris de ce pas a mr béri et lui communiquer mes coordonnées un contact afin de definir et concrétiser cette initiative. Faites un geste pour le congo svp |
|
Heritier
|
... Chapeau a ce frere et compatriote qui vient de prouver qu'il ya encore des congolais qui pensent mieux que de publier des articles incitant aux revoltes ou a la division du congo. Vraiment je suis tres ravi apres avoir lu cet article. Le probleme de la Diaspora congolaise est un grand probleme qui reellement merite d'etre pris en compte par le pouvoir. Le Congo a trop de cadres qui passent leurs temps a faire des petits boulots juste pour survivre en occident au moment ou au pays, il peuvent faire mieux pour avancer le pays dans le bon sens. Mais le pouvoir, que fait il vraiment de tous ses cadres qui vivent hors du pays??? presque pas grand chose. Au contraire le pouvoir fait tout pour ettoufer tous ceux ki sont hors du pays. En commencant juste par le fait que pour avoir un simple passeport de notre pays, un congolais est obligé de payer un billet de plus ou moins 1000 euros pour aller faire un passeport qui coute moins de 100 euros au pays. Alors que font les chancelleries congolaises d'a travers le monde??????-le droit de vote, on nous l'a retiré juste comme ca. Un congolais vivant hors du pays n'a pas de mot a dire pour les decisions qui feront marcher son pays. le pouvoir semble croire que tous ceux qui sont en dehors du pays sont des opposants qui ne revent qu'a prendre ce pouvoir. Non, nous sommes des congolais, et notre souci est de voir et entendre parler positivement de notre pays. Chacun veut, par rapport a ses competences, mettre la main dans la patte afin de batir un CONGO NOUVEAU et PROSPERE. Alors l'article est trop clair que je n'ai pas grand chose a ajouter. l'idee de nous regrouper en une plate-forme apolitique, n'est du tout pas mauvaise car ca nous premettra d'etre beaucoup plus unis et plus forts afin de pouvoir faire entendre la VOIX DES CONGOLAIS DE LA DIASPORA. C'est le moyen le plus efficace de faire que le pouvoir puisse changer sa vision sur nous qui avons la volonté et les capacités de transformer notre beau et cher CONGO. Un Congolais de la Suede. |
|
Votre réaction apparaîtra dès que vous l'aurez envoyée.
Vous pouvez également commenter cet article sans vous inscrire, mais votre message n'apparaîtra en ligne qu´après modération.





Avec vous esemble donnons vie à vos projets ... 

Devenir fan
Twitter
CONGOPLUS n'est pas responsable des contenus provenant de sites Internet externes.