Cette décision a été prise le 6 mars dernier à Brazzaville, au terme de la deuxième convention nationale du Front des partis de l'opposition congolaise (Fpoc).
En application de l'article 13 du règlement intérieur du Fpoc, qui dispose en son alinéa 2 « la présidence du collège des partis est tournante tous les six mois », la deuxième convention nationale a procédé au remplacement de Mathias Dzon dont le mandat arrivait à terme. Ainsi, Clément Mierrassa a été élu en qualité de président du bureau de l'opposition pour les six prochains mois.
Au cours des assises, les membres de l'opposition ont fait ce qu'ils qualifient d'état des lieux de la démocratie au Congo. Selon eux, la démocratie est en panne. « Dans toutes leurs composantes, les fondamentaux de la démocratie sont quotidiennement violés, a déclaré le président élu, Clément Mierassa. En effet, a-t-il dit, qu'il s'agisse des droits civils et politiques, sociaux et culturels des Congolais, de la démocratie parlementaire, de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, de l'indépendance de la justice et de la soumission des institutions et des citoyens à la loi, tous les clignotants sont au rouge », a-t-il renchéri.
S'appuyant sur ce constat, les participants à la convention ont proposé, dans le dessein d'éviter de nouveaux drames au pays et au peuple, la tenue d'un véritable dialogue entre le pouvoir et l'opposition, en vue de la création des conditions permissives d'élections propres en 2012.
Aussi, les participants à cette convention ont proclamé la ferme volonté des partis politiques membres du Front de l'opposition congolaise, de participer à ces élections. Ils ont en conséquence recommandé au bureau du collège des présidents, d'adresser une lettre au président de la République, afin « qu'il convoque un dialogue entre le pouvoir et l'opposition, afin de construire ensemble, les conditions propices à l'organisation consensuelle et apaisée des élections législatives de 2012 ».
Au terme des travaux de cette convention nationale, au titre de l'année 2009 et tirant les leçons de l'élection présidentielle de juillet, le Front des partis de l'opposition congolaise s'est engagé, en sa qualité de « groupement politique qui lutte pour le changement et la rupture d'avec l'ordre ancien », à créer les conditions internes et externes d'un changement réel.
A cet effet, les partis qui le composent ont pris la ferme résolution de resserrer leurs rangs, dissiper leur méfiance réciproque, renforcer, consolider leur unité et réaliser une vaste mobilisation populaire, pour obtenir du gouvernement, l'ouverture de négociations autour des conditions d'exercice des libertés et d'élections propres en 2012. « C'est là, le défi majeur pour l'avenir », a appuyé Clément Miérassa. « Au Front de tout mettre en œuvre pour le gagner », a-t-il renchéri.
Willy Mbossa
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boloko
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... Cette semi-opposition doit etre incarnée par un seul homme, un vrai ténor et non des peureux qui ne savent pas denoncer les dérives de sassou. |
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