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ECONOMIE
CONGO : DESENGORGER LE PORT DE POINTE-NOIRE PAR LA CONSTRUCTION D'UN AUTRE PORT.
2007-09-17 23:25:39 par CGPLUS

Image de l\Pour faire face aux nouvelles données mondiales et africaines qui pointent à l'horizon, la ville de Pointe-Noire et la région du Kouilou doivent se préparer à booster leurs économies. Elles doivent devenir plus efficaces et plus compétitives dans la sous-région d'Afrique Centrale et du continent en général. Comment exploiter leurs atouts naturels, et y développer des activités économiques rentables en vue de se préparer à l'après pétrole.

Tout le monde est conscient qu'il faut une alternative à cette ressource qui a rendu, les ponténégrins et les kouilois, richement pauvres. La situation est d'autant plus choquante, que les ressources nationales sont pillées par un clan régional ou ethnique, originaire d'autres régions. Quels sont, donc, les atouts à saisir?

REMEDE I : L'ENERGIE ELECTRIQUE


Le barrage de Sounda ou du Kouilou, projet d'électrification de la ville de Pointe-Noire et de la région du Kouilou, toujours d'actualité dans ce 21ème siècle, est encore repoussé aux calendes grecques. Ce projet tel qu'il avait été, déjà, démontré à l'époque, est bien l'une des solutions, qui dynamiserait la région du Kouilou. Ce projet d'envergure, serait un concurrent sérieux du barrage hydroélectrique de Inga en République Démocratique du Congo. Le barrage du Kouilou pourrait, en connexion avec les réseaux issus d'Inga, satisfaire à l'ensemble des besoins électriques de l'Afrique Centrale.


Selon Ya Sanza, collaborateur à congopage.com, ce projet pourrait être la solution finale aux problèmes énergétiques congolais. Cet ouvrage, dont les travaux avaient commencé sous la Présidence de l'Abbé Fulbert Youlou, prendrait place dans un site naturel, situé à 90 km de la ville de Pointe-Noire. Les études techniques en avaient été confiées à Electricité de France et les études financières avaient été réalisées à l'époque par la banque mondiale.


En ce qui concerne le seul Congo, l'énergie produite aurait permis :

· le traitement annuel de 250 000 tonnes d'aluminium

· le traitement de 200 000 tonnes de ferromanganèse

· le traitement de 30 000 tonnes de ferro-silicium

· le traitement de 15 000 tonnes de silico-manganèse

· le traitement de 33 000 tonnes de phosphore

· le traitement de 15 000 tonnes de carbure de silicium

· le traitement de 32 000 tonnes de magnésium

Tous ces matériaux sont recherchés par l'industrie mondiale. A l'évidence, une telle production aurait du permettre au pays un décollage vers la société de consommation et l'emploi de plusieurs centaines de milliers de congolais.


Devant cette opportunité, la banque mondiale avait demandé au Congo, de commencer à investir dans les moyens de communications et dans l'immobilier à Pointe-Noire pour améliorer les capacités d'accueil de la ville.


Plus de 50 ans après le début des études de ce projet, qui bien que très onéreux n'a rien de pharaonique eu égard aux possibilités de retour sur investissement et d'indépendance énergétique, on se rend compte que le Kouilou manque de tout. Emplois, voies de communication, logements, la ville est déstructurée et se développe dans une totale anarchie, sans énergie ni eau. Son aéroport international est situé dans la ville sans aucune possibilité d'agrandissement et d'expansion alors que la ville jouit de vocations industrielles et touristiques.



REMEDE II : L'EDUCATION D'EXCELLENCE


Pointe-Noire est une ville qui probablement dépasse le million d'habitants (seul un recensement auquel répugne le pouvoir pourrait nous en donner le nombre), on n'y trouve ni d'université, ni une capacité et une qualité hospitalière suffisantes. La situation du chômage y est dramatique avec plus de 90% d'actifs sans emploi. C'est pourquoi, il est urgent qu'une réforme soit apportée dans l'éducation nationale, dans la région du Kouilou, pour relancer l'instruction, la formation professionnelle et l'éducation. Encore faut-il former utile afin d'éviter le phénomène récurent des diplômés sans emploi, jeunes formés sans qu'il ait été tenu compte des besoins du marché dans les filières où ils étaient enseignés.


Dans mes précédents articles, j'avais proposé, la construction d'une grande chambre régionale unifiée, constituée d'un grand ensemble regroupant et redéfinissant le rôle de la Chambre de commerce, de l'industrie, des métiers et de l'agriculture dans la région du Kouilou et dans tout le Congo, la création d'une université de mon souhait, serait un complément, qui permettra d'édifier un travail étroit entre l'université et la grande chambre régionale et unifiée.


Actuellement, l'idée d'une université, à Pointe-Noire, n'est pas à l'ordre du jour, alors qu'une société ne peut être efficace, si elle ne met pas au centre de ses actions l'éducation, la formation professionnelle et le travail de la jeunesse, Mais, il est, aussi, prématuré de parler, malheureusement, d'une seconde université nationale à Pointe-Noire, que mériterait largement la ville de Pointe-Noire, dans la mesure où celle de BrazzaVille peine de bien fonctionner, à cause de manque de volonté d'investissement, par contre, il serait possible d'envisager, la création de quelques départements universitaires à Pointe-Noire. (Note, il est triste de constater que le Gabon voisin, possède 4 universités nationales, réparties dans tout le pays, pour un population plus faible que le Congo, et pour des villes moins peuplées que Pointe-Noire).


C'est pourquoi, les citoyens du Kouilou doivent favoriser la fin du déclin, par la réflexion, par les propositions, je rappelle que l'université est un lieu, sur lequel l'entreprise peut s'appuyer pour son développement, pour son excellence et je le dis, clairement, comment pouvons-nous être plus efficace en Afrique, si nous ne possédons pas d'université à même de former des cadres, capables de défendre nos intérêts et les intérêts nationaux? Or c'est par l'université, que sera développée la recherche, et, la recherche est la clé de réussite des économies, des industries et des performances. (A condition d'avoir des enseignants à même de former les jeunes, il n'y en a plus, ceux qui seraient capables de le faire travaillent à l'étranger).



REMEDE III : ACTIVITE PÊCHE


Cette activité doit être repensée, afin d'être un secteur de création importante d'emplois, le secteur de la pêche, qui est généralement lié à la conservation au froid, devrait être étendu à la production et à la transformation. La pêche peut devenir une industrie d'exportation des poissons tropicaux.


D'organiser la pêche traditionnelle des pêcheurs béninois, pour la protéger de l'industrie de la pêche, en effet, cette micro-économie, permet de faire vivre quelques familles.



REMEDE IV : ACTIVITE MARITIME ET TOURISTIQUE


Les ponténégrins et les kouilois doivent s'approprier et se réapproprier de la mer, La façade maritime du Congo est très faible, c'est pourquoi, une exploitation très rigoureuse de son littoral, permettrait d'en développer l'économie, il faudrait, désormais, arrêter de vendre des terrains situés sur le littoral, s'il ne peut y avoir, l'installation d'une activité économique et respect de l'écologie, pour y parvenir, la promulgation d'une loi sur le littoral est plus que jamais nécessaire. Par ailleurs, sous la houlette de la région du Kouilou, il faut inciter toute initiative servant à valoriser les activités liée à la grande bleue : Musées de mer, Aquariums, centres d'initiation à la navigation et à la plongée sous-marine, enfin un observatoire marin d'étude et de sauvegarde des poissons menacés de disparition.



La région doit faire plus, pour attirer les nouveaux touristes, les amoureux de la mer, car plusieurs villes africaines de golfe de Mexique, présentent les mêmes atouts, plage de sable de couleur blanche aux grains fins et ciel bleu. Pour son image, elle doit favoriser une capacité d'accueils hôtelier et hospitalier suffisants.


Pour Ya Sanza, collaborateur de Congopage.com, dans son article intitulé « L'érosion marine », le Congo n'a pas de plages importantes, car elle présente 10 mètres de large, même pas assez pour poser une serviette. D'autre part, la mer y est dangereuse, chargée de particules solides, qui la rend, sans intérêt pour les plongeurs qui n'y peuvent pas avoir une bonne visibilité sous-marine. Il est donc difficile dans ces conditions, de concurrencer les eaux limpides des lagons du pacifique ou de l'océan indien pour développer un tourisme de type balnéaire dans la région du Kouilou.


Les activités culturelles, actuellement, dans la région, est un atout de charme, il convient, donc, de les développer, afin d'attirer tous ceux qui veulent découvrir la culture multiethnique de la région et les associer au développement de l'accueil des traditions maritimes : pirogue, mode de vie maritime de la communauté béninoise, et le folklore pluriel.



REMEDE V : CONSTRUCTION D'UN NOUVEAU PORT


Pour éviter de se faire devancer économiquement, sur le terrain maritime, par les villes comme : Abidjan, Dakar, Douala, Libreville, FranceVille, Luanda etc..... La ville de Pointe-Noire et la région du Kouilou, doivent développer de nouvelles infrastructures maritimes modernes, pour faire de la région, un carrefour maritime incontournable ou une escale maritime dans l'avenir. On peut envisager, dans le cadre du développement touristique, un port de plaisancier, à côté des activités touristiques citées ci-dessus. Pour cela, il faut développer des projets innovants visant à attirer les plaisanciers de l'Amérique du sud, de l'Afrique du sud et du monde.


Si le grand port actuel de Pointe-Noire, est un port construit en mer très profonde, la superficie de ce port est un handicap pour développer plus d'activités portuaires et donc plus d'échanges commerciaux en millions de tonne de produits importés et exportés. La région du Kouilou peut être très compétitive dans toute l'Afrique du golfe de Guinée (du Sénégal à la Namibie), car, elle présente les caractéristiques d'être ce carrefour africain de passage et d'escale des grands bateaux, des grands minéraliers etc...., en raison de ses profondeurs en eau profonde. (L'agrandissement du port est en cours d'étude avec l'aide du port du Havre, il devrait quintupler d'ici 2020 ses capacités d'accueil)


Dans ce contexte, il va falloir, aussi, envisager, son désengorgement, voilà un projet, où les investissements seront justifiés et réalistes. La nouvelle stratégie économique viserait, la construction d'un deuxième port en eau profonde de dernière génération et d'une importante capacité d'accueil.


Ce port en eau profonde de dernière génération et de grande capacité d'accueil, que je souhaite de mes vœux, devrait être construit entre l'océan et le fleuve Kouilou, l'objectif principal de ce site serait d'envisager, dans l'avenir, une navigabilité du fleuve Kouilou, de l'océan atlantique jusqu'à la Bouenza, en passant par le Niari. Cette navigabilité entre l'océan et l'intérieur du Congo, appuyée par la réalisation du projet des deux chemins de fer Nord et Sud, rendraient la ville de Pointe-Noire très compétitive, mais, aussi devrait permettre de relancer les économies dans l'arrière pays et développer des activités connexes au Congo et au Gabon.


La construction de ce port en eau profonde et de dernière génération, entre l'océan et le fleuve kouilou, devrait nous donner un regard nouveau sur le fleuve Kouilou, en effet, le complément à ce projet, serait l'aménagement de ce fleuve, afin qu'il soit navigable. On dénombre de nombreuses chutes d'eau sur une longueur de 750 kms. La construction des ascenseurs à bateaux sur ces chutes d'eau, rendrait le fleuve Kouilou propre à la navigation, par conséquent, on pourrait transporter les produits agricoles, les produits industriels et les grumes à des coûts très compétitifs.


C'est dans cette voie, que la ville de Pointe-Noire et la région du Kouilou, augmenteront la chance pour devenir, un jour, un carrefour naval, incontournable d'éclatement et de navigation dans le golfe de Guinée, ainsi, seront préparés, l'après pétrole et l'efficacité économique.


EN CONCLUSION:


Dans ce texte, je sonne la cloche d'alarme, demain se prépare aujourd'hui et, la question centrale que l'on peut se poser, quelle sera la place de la ville de Pointe-Noire et de la région du Kouilou dans la sous-région d'Afrique centrale et dans le golfe de Guinée. Ce qu'il faut savoir, les intégrations sous-régionales et l'intégration africaine sont dans le cours de l'histoire, et en même temps une évolution positive, que nous devons préparer dès aujourd'hui. En effet, comme nous le montre l'histoire de ce monde, la plus part des mutations sont accompagnées des crises, multiple forme de crises liées aux mutation peuvent se distinguer : La peur et le rejet de l'immigré (ou d'autres ethnies), l'économie qui s'effondre. Dans ce contexte difficile, certaines économies arrivent à tirer l'épingle du jeu, en exemple, les pays asiatiques qui profitent de la mondialisation, pour relancer des activités économiques.


En effet, la Région du Kouilou, bien préparée peux avoir une place de choix, et je peux même dire que l'intégration sous-régionale et la concurrence dans le continent peut-être une bonne chance pour la région du kouilou.


Le financement de ces projets (Remèdes ci-dessus mentionnés en titre), peuvent attirer facilement les investisseurs étrangers, au regard des argument solides, sur les perspectives économiques qu'il comporte, avec un tel investissement sur les différents remèdes ci-dessus précité, le Congo se distinguera de son terrier habituel de gabegie, d'investissements irréalistes à des buts ethniques et régionaux inutiles, qui ont ruiné le Congo et appauvri la région du Kouilou pour rien.


La ville de Pointe-Noire et la région du Kouilou doivent mobiliser leurs énergies, pour inciter au dynamisme, je souhaite que dans l'avenir, que la raison l'emporte, contre le soutien naïf sur Thistère Tchicaya et Taty Loutard, deux dangereux contre le développement de la région, pour leur soutien aveugle à un régime qualifié, au regard de ses actes odieux, d'infréquentable, ce régime qui dirige le pays à bras de fer contre le sud, et surtout, qui a éviter l'éclosion d'une économie solide dans la région du Kouilou, par le tribalisme et des investissements inutiles, comme preuve, je vous rappelle qu'il avait été ordonné au plus haut niveau de l'état, la destruction des maisons, des champs et des récoltes dans le sud, pendant la guerre du régime de Sassou N'Guesso, contre les civils en 1993.


S'agissant du tribalisme au Congo, je pense que c'est le principal facteur, qui nous détourne de la raison, du mérite, de la justice (la jalousie et les hégémonies influençant les consciences) et les congolais, y compris les dirigeants en poste à Brazzaville, ne sont pas encore au stade de comprendre le mérite d'une région, et de surcroît, le réalisme économique.


La conception de la gestion du Congo, depuis l'indépendance, est une entrave à l'évolution de la ville de Pointe-Noire, dès lors, dans ses pratiques, la tendance des décisions prises à Brazzaville, est d'imposer la ville de rester au second plan, malgré les énormes ressources que la région du Kouilou a mises à la communauté nationale. Le destin de la ville de Pointe-Noire et de la région du Kouilou, ne devraient plus dépendre de Brazzaville, afin, d'avoir la maîtrise de son destin, c'est pourquoi, il est nécessaire de faire les états généraux. Les ponténégrins ont tout intérêt, de saisir, l'opportunité des atouts que je viens d'énumérer, pour un sursaut économique.



Auteur : Appolinaire Noël KOULAMA

Publication : 17 septembre 2007


Source : Infopagecongo

 

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