Profitant de la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an, Mme Raoul a de prime à bord félicité les cadres et agents du département pour les résultats enregistrés en 2007, demandant à ces derniers de travailler davantage afin d'améliorer la situation sanitaire des populations.
«Nous connaissons nos problèmes, nous connaissons les remèdes, mais peut-être ne savons-nous pas comment les administrer. C'est pourquoi je vais m'inscrire sur une autre ligne. Je ne veux pas être la gestionnaire de ce qui ne marche pas au ministère de la santé, mais plutôt m'engager dans une réforme de notre système sanitaire et sociale. Je vous invite à suivre cette voix», a-t-elle déclaré.
Les femmes et les enfants représentent l'une des couches sociales les plus vulnérables au Congo. Mme Raoul a estimé qu'une attention particulière soit apportée envers cette couche, afin de réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile.
«L'année 2008 verra nos scores améliorés dans la réduction de cette mortalité», a-t-elle dit, invitant le personnel à la vigilance face à la fièvre hémorragique à virus Ebola et le choléra bien que le pays traverse une période d'accalmie.
Au nombre des actions menées au 2007, l'on peut citer le renforcement des capacités institutionnelles et du personnel, la validation du plan national de développement sanitaire, l'accélération de la feuille de route relative à la réduction de la mortalité maternelle et infantile, la prise en charge des personnes vulnérables et celles vivant avec le VIH/SIDA, la campagne de lutte contre la rougeole couplée de la distribution gratuité des moustiquaires imprégnées d'insecticide et du dépistage systématique des enfants.
Le paludisme est considéré comme un problème de santé publique au Congo. La maladie tue chaque année quelque 21.000 enfants congolais âgés de 0 à 5 ans. La campagne de lutte contre le paludisme a été renforcée grâce aux dons de 300.000 moustiquaires imprégnées d'insecticide du Gouvernement japonais et de 210.000 moustiquaires imprégnées d'insecticide de la Fondation des Nations Unies.
En vue de donner une réponse efficace au paludisme, les pouvoirs publics viennent de décider de la gratuité du traitement de cette maladie pour les enfants de 0 à 15 ans. Sur la lutte contre le VIH/SIDA, au-delà de la gratuité des médicaments antirétroviraux, il a été décidé de la gratuité du bilan de santé qui constitue jusque-là un casse-tête pour les malades.
Les nouvelles mesures du département de la santé prévoient en outre l'assainissement du marché des médicaments, le renforcement du système sanitaire national, la construction des infrastructures et l'équipement, ainsi que la formation du personnel.
«J'attends de vous une grande disponibilité pour le succès de nos programmes», a conclu Mme Raoul.