Les travaux doivent démarrer entre 2008 et 2010.
La Coraf, filiale de la Société nationale des pétroles du Congo (Snpc), devrait ainsi voir sa capacité de traitement passer de 1 à 4 millions de tonnes par an, alors qu'actuellement en raison de problèmes de production, elle n'en traite que 600 à 700.000.
La Coraf vit grâce aux subventions de l'Etat congolais qui ont frôlé en 2007 les 100 milliards de francs CFA (150 millions d'euros) alors que le plafond fixé par le Fonds monétaire international (FMI) était de 35 milliards de francs CFA (50 millions d'euros).
L'unité de bitume devra notamment servir à approvisionner l'aménagement de la seconde piste de l'aéroport international de Maya-Maya de Brazzaville dont le plan de modernisation lancé en 2007 s'élève à 120 milliards de francs CFA (180 millions d'euros).
Le bitume sera également utilisé pour la construction d'une route reliant les deux principales agglomérations du Congo, Pointe-Noire, la capitale économique située sur la côte atlantique et Brazzaville.
"Le président nous a encouragé à entreprendre la fabrication de l'unité de bitume. C'est ce qui va se faire à court terme. Aujourd'hui, il y a une demande existante sur le bitume", a indiqué à la presse Georges Nasri, un des responsables de l'entreprise saoudienne au sortir d'un entretien avec le Chef de l'Etat congolais Denis Sassou Nguesso.
(©AFP / 13 février 2008 14h23)