Maintenant c'est Christophe Moukouéké qui réclame l'amnistie de Lissouba par Sassou.
Il y'a de quoi se demander, combien leur rapporte financièrement cette allégeance devant le dictateur congolais.
L'amnistie de Pascal Lissouba par Sassou Nguesso, serait un déshonneur, une ignominie qui empêchera les démocrates congolais de dormir. On ne peut demander l'amnistie à un président illégitime fut-il reconnu par ses alliés de la « Françafrique ». Il y'a tant de congolais qui auraient souhaité bénéficier de l'amnistie du « Raïs d'Oyo » et qui errent aujourd'hui au paradis ou en enfer. L'indisponibilité pour des raisons de santé de Pascal Lissouba ne donne le droit à aucun de ses compagnons de route de demander en son nom une amnistie qu'il n'a jamais voulu.
Je refuse la jurisprudence « Kolélas » pour Pascal Lissouba. Lissouba doit mourir et être enterré en exil pour des raisons de dignité. C'est le seul bras d'honneur qu'il puisse faire à Sassou. Il est important que Lissouba laisse à la postérité « l'acte de non reconnaissance » du régime Sassou. Il est le seul véritable leader congolais à avoir été élu sans contestation aucune par le peuple congolais.
Ce statut lui donne une autorité morale immense. Il y'a des gestes symboliques qui comptent dans l'histoire. Les démocrates que nous sommes le ramèneront dans sa terre natale lorsque la démocratie sera restaurée au Congo.
Que ceux qui veulent s'avilir à l'UPADS le fassent sans recourir au nom de Lissouba qui dans son indisponibilité ignore que ses anciens compagnons l'ont abandonné à Prosny et se prostituent désormais politiquement à Brazzaville et à Pointe-Noire.
Si Monsieur Christophe Moukouéké veut que nous soldions la situation née des guerres civiles de 1997 et de 1998 ; Qu'il demande au responsable de ces guerres et de la misère actuelle du peuple de quitter un poste qu'il n'a jamais obtenu du souverain primaire.
Kovalin Tchibinda
Blog: http://kovalin.oldiblog.com
Notes
« Les rentristes » : sont des cadres de l'UPADS qui ont fuit avec Lissouba en exil et qui l'ont abandonné pour rejoindre le camp de Sassou Nguesso.