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POLITIQUE
PCT - Pourquoi Denis Sassou-Nguesso s'acharne-t-il toujours contre les kouyous et la région d'Owando ?
2008-04-21 22:16:39 par CGPLUS

Image de l\Depuis le 18 mars 1977, date de l'assassinat monstrueux du Président Marien Ngouabi dans des conditions à ce jour inexpliquées, Denis Sassou-Nguesso s'est toujours écharné contre les cadres de la région d'Owando. Une attitude difficile à comprendre quand on sait que c'est bien le Président Marien qui l'a fait, lui le petit paysan venu des bords de l'Alima sans aucun réseau relationnel, en l'intégrant dans son cercle, lui donnant ainsi une opportunité inespérée d'élargir son horizon.

Depuis, force est malheureusement de constater que Denis Sassou-Nguesso marche sur les cadres d'Owando et les écrase sans état d'âme. Dès 1979 en effet, il jette en prison le général Joachim Yhombi-Opango qui y passera 9 années de sa vie sans jugement et en juillet 1988, il n'hésita pas envoyer tout un bataillon de l'armée amené sur zone quelques mois plus tôt à bord d'un avion Transall français venant de la base militaire française de Libreville, avec l'accord de son ami Jacques Chirac (alors Premier ministre de la France) et à l'insu du Président français de l'époque François Mitterrand, massacrer les populations civiles d'Owando sous la direction du colonel Konta (fait depuis général par Sassou, sans doute pour le récompenser pour ses bons et loyaux services) et d'abattre froidement sur ses terres le vaillant et courageux capitaine Pierre Anga (donc encore un autre originaire d'Owando comme Marien Ngouabi et Yhombi-Opango. Le capitaine Pierre Anga fut d'ailleurs un proche du général Joachim Yhombi-Opango et ancien aide de camp du Président Marien Ngouabi), qui avait pris le maquis dans sa région natale.

Point n'est donc besoin de rappeler qu'au cours de cette opération militaire de grande envergure des dizaines de centaines de populations civiles d'Owando furent massacrées et violées. Et comme si cela ne suffisait pas, en 1997, il récidiva en massacrant de nouveau et toujours sans état d'âme et sans le moindre remord les populations civiles d'Owando avant d'embraser tout le pays dans sa folie meurtrière qui allait conduire le Congo à cette guerre particulièrement atroce et meurtrière du 5 juin 1997.

Owando, faut-il le rappeler était bien le point de départ de la guerre civile de 1997 qui allait ramener Denis Sassou-Nguesso au pouvoir par le sang et la douleur des congolais avec l'aide déterminante d'armées étrangères, notamment angolaise et avec la complicité active de la France du même Jacques Chirac. C'est à croire que humilier les cadres kouyous et tuer les populations de la région d'Owando est devenu pour Denis Sassou-Nguesso un rituel qui lui ouvre les portes du pouvoir. Et s'en donne à cœur joie. Et pour ce faire, il se sert toujours de quelques traîtres civils, politiques et militaires de la région comme Pierre Moussa, Gilbert Ondongo, Aboya ou Engombo...qui n'avaient pas hésité de tirer sans sommation sur les populations civiles en 1997.
 
On ne le dit jamais assez, pourtant chacun sait qu'au cours de cette période trouble de 1997 la tension était forte et palpable entre les ressortissants d'Oyo et d'Owando, de nombreux civils originaire d'Owando, qui, du fait de la position géographique de leur ville, sont obligés de passer par Oyo pour se rendre à Brazzaville, tombaient régulièrement dans des guet-apens avant d'être tués et jetés dans l'Alima par les Cobra et sur ordre de leur chef Denis Sassou-Nguesso. En effet, personne à Owando et à Oyo n'ignore qu'en 1997, au niveau de la ville d'Oyo et du pont de l'Alima, les affrontements étaient devenus monnaie courante entre les Cobra de Sassou qui y étaient postés et les éléments de la garde du général Yhombi-Opango qui devaient passer par là pour aller à Owando ou pour rejoindre Brazzaville. Il s'agit donc bien là d'une vérité historique qui doit être dite.

Aujourd'hui encore, à l'approche de 2009, un échéance électorale de tous les dangers pour Sassou et sbires de l'Oyocratie, et comme si avec Denis Sassou-Nguesso l'histoire macabre et tragique des cadres d'Owando qui a commencé depuis ce jour du 18 mars 1977 doit toujours se répéter pour l'amener ou le garder au pouvoir, il récidive cette fois en s'en prenant à la mémoire de l'immortel Président fondateur du PCT.

Il s'emploie désormais à tuer le Parti de Marien Ngouabi afin de faire disparaître à jamais son nom de l'histoire de notre pays. Toutes les filles et tous les fils d'Owando doivent s'interroger sur cette haine viscérale qu'à Denis Sassou-Nguesso à l'égard de son ancien mentor et partant contre tous les ressortissants d'Owando qui n'a jamais hésité à faire massacré par ses bourreaux. Aujourd'hui la simple évocation du nom de Marien Ngouabi le met dans tous ses états, allant même jusqu'à interdire son usage comme patrimoine national à des camarades bien pensants qui veulent réhabiliter la mémoire du Président fondateur du PCT en créant l'association « Marien Ngouabi et éthique ». Son obsession à vouloir à tout prix tuer le PCT, le parti de Marien, pour effacer définitivement la mémoire et le nom de ce digne fils du Congo lui fait perdre sommeil. Pourquoi cette haine viscérale toujours plus grandissante envers les cadres et les ressortissants d'Owando ? Pourquoi un tel acharnement contre un homme qui n'est même plus de ce monde ?
 
La ville d'Owando, pour ne pas dire les pays kouyous, ses cadres civils et militaires, et ses populations devront-ils toujours servir de laboratoire d'expérimentation d'une pratique diabolique qui ne dit pas son nom et qui est devenue le rituel qui conduit Denis Sassou-Nguesso au pouvoir ou qui l'y maintient ? Pourquoi s'emploie-t-il avec autant d'énergie à vouloir tuer le PCT et effacer ainsi la mémoire de Marien Ngouabi ? Pourquoi interdit-il l'usage du nom de Marien Ngouabi comme patrimoine national ? Ce sont là autant de questions que nous nous posons depuis un certain temps. Alors, allons-nous toujours nous laisser piétiner par ce petit paysan venu des bords de l'Alima et à qui notre fils et frère Marien NGouabi a tout donné ?


Benjamin ITOUA
Membre du Parti Congolais du Travail (Section Ouenzé - Brazzaville)

 


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