POLITIQUEDémocratie et Etat de droit : Le Congo Brazzaville , une épicerie familiale2008-05-08 12:35:23 par Kimpwanza La gestion par la famille au pouvoir est des plus exécrables à l'heure actuelle. On assiste à la spoliation des biens de l'Etat, aux abus de biens sociaux et prises illégales d'intérêts et aux rachats des sociétés d'Etat, sans appel d'offres, sans même le franc symbolique.Tout se passe comme dans une ambiance de fin de règne, où chacun s'enrichit à faire des réserves pour l'éternité. Des dizaines d'années n'ont pas encore suffi à remettre sur pied au Congo Brazzaville
un véritable Etat qui serait le pilier principal d'un Etat de droit et de la démocratie, seuls gage d'un développement humain durable et équitable.
La nature ayant horreur du vide à la place d'un Etat, le Congo, par la faute d'un système politique avatar du présidentialisme et du monopartisme, mitonné à la chefferie, voit prospérer sur les ruines de l'Etat des groupements d'intérêts de prédateurs.
Nous nous trouvons en face d'une incapacité à gouverner, les mêmes maux qui sont décriés depuis des décennies et dont les remèdes sont connus, persistent. Tout le monde se fait complice de ce système. On ose dénoncer cet état de chose.
L'Etat ayant perdu sa mémoire, à l'allure où se fait le pillage des biens de l'Etat, la vente illicite des domaines de l'Etat à des bonzes du pouvoir, ceux qui spolient aujourd'hui l'Etat, soient rattrapés par le tribunal de l'histoire, irrémédiable. Si les crimes économiques et politiques du Mono ont été semble-t-il oubliés, ceux des années de la mondialisation ne le seront probablement pas, vu le contexte international.
Nous restons sur le plan général par pur principe de précaution - nous ne citerons pas les noms -, mais que l'on ne s'y méprenne pas, c'est par force que l'on prend ou l'on, achète nuitamment ‘'les domaines de l'Etat, les meubles et immeubles de certaines sociétés ‘'prise'' et non privatisées. Et c'est à des amis ou à des parents que l'on présente comme des repreneurs, que sont livrées ces entreprises de l'Etat, si ce n'est à la famille consanguine.
Devant ce gâchis pérennisé, avoir le pouvoir ou être au pouvoir, c'est faire ce que l'on veut : ne pas respecter ses propres textes, ni craindre une certaine justice ou sanction.
En l'absence d'un Etat de droit, et des véritables contre pouvoirs, un patrimoine commun l'Etat, est géré comme une épicerie familiale sans aucune réelle et positive perspective.
BOUMOUNA NIWA
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