
«Après des débuts prometteurs, le dispositif institutionnel n’a pas fait preuve de l’efficacité qui en était attendue», a indiqué le président de la chambre consulaire de Brazzaville, le Dr. Ibombo Galessamy, à l’occasion de la journée porte ouverte de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC), qui s’est déroulée mardi dans la capitale congolaise. «L’environnement institutionnel est resté inadapté et les structures d’appui aux PME et PMI, à savoir le fonds de garantie et l’agence de développement des PME n’ont pas effectivement joué leur rôle», a-t-il expliqué.
Il a souhaité que la BDEAC puisse investir dans le secteur privé congolais et préconisé que l’institution explique davantage les modalités et conditions de son intervention.
Le président de la BDEAC, M. Anicet Georges Dologuélé, a expliqué que le faible niveau de crédit au secteur privé, tant au niveau du Congo que de la sous-région se justifiait par les difficultés qu’éprouvent les promoteurs à formuler des projets bancables et à offrir des sûretés suffisantes, propres à garantir des conditions de remboursement sécurisées des prêts bancaires.
«Il y a aussi que les coûts de la collecte de l’information, de l’évaluation et du suivi du prêt, que supportent les banques, particulièrement pour la fourniture de micro-prêts, sont prohibitifs et d’autant plus élevés que la qualité de l’information financière que les promoteurs fournissent aux banques est souvent limitée et médiocre», a-t-il conclu.
Depuis la reprise de SES financements en 2003, les engagements de la BDEAC au Congo sont passés de 11 milliards à 15 milliards de FCFA, notamment dans les télécommunications, l’immobilier, la micro-finance, le tourisme et le secteur communautaire, selon le ministre d’Etat du Plan et de l’aménagement du territoire, M. Pierre Moussa.
HSK/lmm APA
19-11-2008
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