du nom de l’explorateur franco-italien qui fonda la capitale congolaise, ont été célébrées vendredi dans la première ville du Congo, ancienne capitale de l’Afrique Equatoriale française (AEF), sur le thème «souvenir dans l’avenir».
A cette occasion, le ministre congolais de la culture, Jean Claude Ngakosso, a souhaité que «la douloureuse histoire coloniale» puisse se transformer en «un lien de solidarité fraternelle».
M. Ngakosso a réaffirmé la volonté du gouvernement congolais à parachever l’œuvre de construction du mémorial commencée il y a deux ans (le 3 octobre 2006), en réalisant les trois autres modules prévus sur le site, à savoir un amphithéâtre, une bibliothèque et un musée.
Il a annoncé le transfert au mémorial Pierre Savorgnan de Brazza des restes de Detalmo Pirzio Birolo, descendant de l’explorateur franco-italien, décédé il y a un an en Italie.
Le mémorial est divisé en plusieurs compartiments comprenant des monuments funéraires où reposent les restes de Pierre Savorgnan de Brazza et de sa famille, le livre de la rencontre des civilisations qui se trouve sur une stèle érigée en mémoire l’explorateur, un bas relief, tableau de 15 mètres, incrusté dans du marbre sur lequel ont été gravées quelques unes de ses nobles idées, etc.
Des membres de la famille de Savorgnan de Brazza, dont son petit neveu, Corrado Pirzio Biroli, et plusieurs personnalités étrangères ont fait le déplacement de la capitale congolaise pour assister aux manifestations.
L’ambassadeur de France, Nicolas Normand, qui y a également pris part, a appelé les Congolais à faire valoir la culture du royaume Téké et des peuples du Congo en général, ce qui rejoindrait l’intérêt moderne qu’avait déjà ressenti Savorgnan de Brazza pour l’anthropologie, la connaissance des cultures humaines.
Le mémorial Pierre Savorgnan de Brazza pourrait donc être dans une certaine mesure une vitrine, même partielle du Congo ancien, a-t-il dit, rendant un vibrant hommage à l’explorateur et saluant son esprit d’ouverture.
«Au moment où Savorgnan de Brazza entreprenait son aventure, il n’avait pas conscience des méfaits de la colonisation, méfaits qu’il a découvert et dénoncé plus tard», a-t-il, soulignant que le commerce et les droits de l’homme étaient sans nul doute les deux motivations importantes qui l’avaient entraîné dans cette aventure.
Selon M. Nicolas Normand, le rappel d’un passé fondateur vaut pour l’avenir. «Savorgnan de Brazza a anticipé sur ce que devaient être les relations entre les deux peuples (Congolais et Français) fondées sur l’ouverture, l’amitié, la confiance. «Cette leçon vaut pour aujourd’hui et pour l’avenir des relations entre la France et le Congo, a-t-il conclu.
A l’issue d’une audience auprès du ministre congolais de la culture, jeudi dernier, M. Corrado Pirzio Biroli, le petit neveu de l’explorateur franco-italien a évoqué la possibilité d’un jumelage entre le mémorial de Brazza et le musée de Brazza en Italie.
LCM/lmm APA
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