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Congo : L’œuvre de Tchicaya U Tam’si au centre d’un colloque international à Brazzaville

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APA-Brazzaville (Congo) L’œuvre de Tchicaya U Tam’si, écrivain congolais décédé dans la nuit du 21 au 22 avril 1988, est au centre d’un colloque international qui s’est ouvert jeudi à Brazzaville, à l’initiative de l’association «les rencontres littéraires congolaises».

Placé sous le thème «vingt ans après sa mort: présence et permanence de Tchicaya U Tam’si», ce colloque de trois jours (20-22 novembre), a été organisé pour «célébrer la mémoire» de l’écrivain disparu. D’éminents hommes de lettres en provenance des Etats-Unis, d’Irlande du nord, du Gabon, etc. ont été invités à cette manifestation qui s’est imposée comme une tradition, un devoir de mémoire, chaque fois renouvelé lorsque l’occasion le permet, pour raviver la flamme du souvenir de Tchicaya U Tam’si qui a légué à la postérité une riche production littéraire, a indiqué Kadima Nzuji, professeur à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville et membre de l’association «les rencontres littéraires congolaise».

Au Congo, la tradition a été instaurée quatre ans après sa mort par le département de Littérature et civilisations africaines de l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville. L’ensemble de la communauté littéraire lui a emboîté le pas en 1991, a expliqué le Pr. Kadima Nzuji.

Cette année, sociologues, anthropologues et littéraires venus de tous les horizons vont honorer la mémoire de Tchicaya U’Tam’si à travers son œuvre qui était l’objet du «comment vivre» et «commence par le refus de vivre» , a-t-il ajouté.

Il s’agit d’une œuvre du devoir, d’être, de soi et d’ouverture à autrui dont l’auteur tout au long de celle-ci ne s’est soucié que de sa propre création, se rebellant et prenant ses distances dès le début, avec le concept de la négritude cher à ses aînés Senghor et Aimé Césaire, en soulignant que «la société congolaise et ses écrivains avaient dépassé le stade de la «négrité», a déclaré le Pr. Kadima Nzuji.

L’œuvre de Tchicaya U Tam’si, qui est très étendue, et va du roman à la poésie, en passant par la nouvelle et le théâtre, a inspiré plusieurs communications du colloque: «Tchicaya UTam’si: lecture transversale d’une œuvre» par Jonas Daniel Rano qui vient des Etats-Unis, «Tchicaya U Tam’si tel que je l’ai vécu » par le congolais Tchichelle Tchivela (…).

Les cancrelats (1980), le Zulu, une pièce de théâtre publiée en 1976, Le mauvais sang, publié au début des années 50, et la main sèche, un recueil de nouvelles publié en 1980 sont les œuvres les plus connues de cet écrivain prolixe.
 
LCM/lmm APA 
20-11-2008
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