Et voilà : à force de s'être goinfrée d'attention médiatique et d'avoir gavé de bons sentiments le monde entier, bouleversant les eurodéputés et appelant de ses voeux
une dream team internationale à faire palir La Ligue des Justiciers de Marvel, Ingrid Betancourt a été… privée de dessert.
Pourtant, l'ex-otage des Farc avait tout préparé : "pour le cas où" elle aurait été désignée lauréate du Nobel, une conférence de presse était programmée à 13 heures à l'hôtel Meurice, et le Collectif Agir avec Ingrid avait déjà rédigé un communiqué de presse de réaction dans cette éventualité.
On pouvait notamment y lire : "Le Prix Nobel de la Paix est remis à Ingrid Betancourt au motif de ses combats menés en Colombie, avant son enlèvement (…). Le Prix Nobel de la Paix est également attribué à Ingrid car elle est l'incarnation du drame internationale de la prise d'otage (…). Remerciements : chaque année depuis l'enlèvement d'Ingrid, nous avons remué ciel et terre pour qu'elle obtienne ce prix."
Beaucoup d'observateurs la donnaient favorite, également dans une optique de consensus international, pour éviter de froisser Chinois et Russes.
Finalement, parmi les 197 candidats en lice, c'est le médiateur finlandais Martti Ahtisaari, président de la République finlandaise de 1994 à 2000 et diplomate des Nations Unies, particulièrement actif sur la question du Kosovo, qui a été distingué.
Ce qui n'empêchera pas Ingrid Betancourt, déjà honorée par le prix Prince des Asturies, de poursuivre sa croisade.
Guillaume Joffroy
Source : Purepeople.com













