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Puce à l’oreille : Grandes turbulences au sein du RMP

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Kimpwanza - Le MCDDI prêt à claquer la porte de la Mouvance avant les présidentielles de 2009  
Le Mouvement Congolais pour la Démocratie et le Développement Intégral (MCDDI) de Bernard Bakana Kolélas, dès le retour de ce dernier au Congo-Brazzaville en 2005, avait préféré signer l’alliance avec le parti au pouvoir, le Parti Congolais du Travail (PCT) du Président Denis Sassou-N’Guesso, en avril 2007. Ce mariage, malgré l’accord électoral et de gouvernement conclu entre les deux partis, connaît toute fois des turbulences en son sein.

Au cours des élections législatives de 2007, le parti de Yâ Békol a été confronté à une situation difficile sur le terrain électoral partout où les candidats de cette formation politique étaient positionnés. Ils ont rencontré des candidatures nuisibles, alors que l’accord ne permettait pas ces genres de pratiques entre les deux alliés. Plusieurs moyens étaient mobilisés par la direction du parti au pouvoir contre les candidats du Soleil (MCDDI) afin d’arracher des sièges acquis à la cause du vieux Békol.

Malgré cela, des concertations ont eu lieu sur cette affaire, le MCDDI de Bernard Kolelas était bercé par des promesses de quatre ministres au gouvernement. Cependant, à l’issue du remaniement ministériel, le MCDDI avez été encore dupé pour une deuxième fois par ses alliés, en mettant à sa disposition deux postes ministériels, alors que quatre (4) étaient prévus pour ce parti.

D’après les conclusions d’une des réunions tenues à Mpila, il fallait rattraper la barbarie politique commise par le PCT auprès de son allié le MCDDI. Encore une fois de plus, une réunion était organisée entre les deux familles pour la réparation de ce préjudice bien reconnu par les dignitaires de Mpila. La réparation se résumait à un partage de postes dans la jouissance du pouvoir.

Mais le MCDDI, le plus grand parti de la Mouvance présidentielle avait été berné encore une fois, par le figurant poste d’adjoint au Maire de Brazzaville et de Pointe-Noire. C’est avec ces genres de compromis boiteux en fin de compte, que le parti du «Vieux» sera de plus en plus dupé, et par conséquent affaibli puis marginalisé.

Avant la session inaugurale du Conseil Municipal de Brazzaville et dans tout le territoire du Congo, Parfait Kolélas, le coordonnateur du MCDDI s’est trouvé en face des caciques du pouvoir de Mpila pour des stratégies adéquates pour la mise en place du Bureau du Conseil Municipal à Brazzaville et d’ailleurs. Au cours de cette rencontre, des disputes ont failli éclater entre le RMP et MCDDI.

Pour certains cadres du RMP (le PCT et apparentés jumelés), il ne fallait pas donner au parti de Yâ Bekol des postes conclus depuis belle lurette. Conformément aux décisions prises lors de leurs réunions obscures, il fallait juste leur donner des miettes des postes. Cette radicalité dans leur décision secrète se justifie par le raisonnement suivant «Ils ont fuit ce pays après avoir provoqué la guerre du 5 juin 1997, nous avons gagné le pouvoir. Ils ne doivent pas nous emmerder…».

En résumé un certain Bouozom Messong, l’un des caciques du parti au pouvoir, présent à cette rencontre n’a pas manqué de narguer les responsables du MCDDI. A cet effet, le coordonnateur du MCDDI, Parfait Brice Kolélas aurait semble-il, répliqué «nous pouvons retirer nos militants dans toutes les institutions dont nous faisons partie, d’ailleurs, nous sommes habitués à galérer».

Cette réunion avait failli terminer en queue de poisson. Le Ministre Claude Alphonse N’Silou avec beaucoup de tact, a su éviter le pire ce jour là. C’est lui qui aurait calmé le coordonnateur, qui avait changé à l’égard de Bouozom, en lui mettant en garde.

Selon certaines indiscrétions, Parfait était prêt-à-porter sa main devant l’auditoire. En dépit de ces querelles, le MCDDI a encore avalé une couleuvre en se contentant d’un petit poste au secrétariat du Bureau du Conseil communal de Brazzaville et Pointe-Noire. Dans le Pool et dans les autres localités où le MCDDI est majoritaire, ce parti n’a pas eu gain de cause. La même supercherie s’est produite, malgré les remous des dirigeants du MCDDI frustrés.

Cette attitude des hommes du pouvoir Sassou a continué jusqu’à l’élection sénatoriale, où le RMP a tout raclé dans les instances de ladite institution. Aucun Sénateur du MCDDI ne figure dans le Bureau de cette chambre. Toutes les commissions sont occupées par les membres du RMP. En cédant le poste de vice-président d’une sous commission à l’un des sénateurs du MCDDI, le Vénérable Zoubabala Ngambaka, qui d’ailleurs avait rejeté ce poste depuis le 19 août dernier jusqu’à nos jours, par instruction de la direction de son parti, ne prend plus au sérieux ces partenaires de l’alliance.

Nous nous sommes rapprochés de certains membres influents du MCDDI qui déplorent justement l’esprit égoïste et revanchard de certains membres du RMP à leur endroit. L’un de ces responsables n’a pas hésité à nous dire que : «nous sommes prêts à dénoncer cette alliance qui nous considère comme leur ennemis politiques ou encore, ne veulent voir le parti du Vieux Békol refaire son chemin d’antan».

A ce sujet, nous avons procédé à un sondage dans le milieu MCDDI, la base ne veut plus entendre parler de cette coalition, qui d’apparence s’est constituée pour "conserver la paix". Par contre, cette coalition n’est pas en mesure de gérer ensemble le pouvoir, dans le sens des responsabilités que la Nation pouvait s’y attendre. Le non respect de la Loi, en commençant par la loi fondamentale, a éloigné le Congo d’un Etat de Droit.

En tout cas, à l’allure où vont les choses, avant la présidentielle, les données politiques risquent de peindre une autre configuration sur l’échiquier national. Or, en ce net moment, les militants du MCDDI sont hostiles pour soutenir la candidature du président du Rassemblement pour la Majorité Présidentielle, le camarade Denis Sassou-N’Guesso. En tous cas, la plupart des militants du parti du soleil (MCDDI) pensent que le Chef de l’Etat va réviser la constitution, afin que leur leader puisse se présenter à la future élection présidentielle de 2009

Par Claude Antoine EKARANGANDZA 
Source : Kimpwanza - 
Commentaires (4)add comment

un enfant du congo said:

Ce sont tous des salauds et des incapables ces gens du RMP et du MCDDI.
Il faut les chasser du pouvoir.
Que la jeunesse congolaise se mobilise.
 
Abus
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octobre 02, 2008
Votes: +3

VISION PLUS said:

Ces querelles sont purement artificielles, au Congo seules les têtes d' affiches des partis et leurs propres parents comptent, le peuple est une donnée inconnue. C'est de la simulation pure. Notre regard est tourné vers le Ciel qui nous enverra un autre BÉNI OUI OUI plus humaniste.
 
Abus
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octobre 03, 2008
Votes: +0

bounksibuale said:

Ce que le peuple congolais ne comprenez pas, est que le monarque de Mpila se sert des autres partis politique comme d'un cheval de Troie pou arriver à  ses fins.
Peuple congolais soyez prudent sinon nous allons le regretter.
 
Abus
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octobre 05, 2008
Votes: +2

MARIE SUZ said:

SOUTIEN A SASSOU
 
Abus
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octobre 11, 2008
Votes: +1

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