Au cours d’une conférence de presse au terme de la journée porte ouverte, le président de la BDEAC, Anicet Georges Dologuélé, s’est dit «satisfait» des échanges entre les entrepreneurs congolais et l’institution financière sous-régionale. Il a justifié son satisfecit non seulement par le nombre de participants ayant pris part à l’évènement mais aussi par les échanges que la BDEAC a eus avec les opérateurs économiques et les chefs d’entreprises, ainsi que par la qualité des questions posée par ces derniers, dénotant leur soif d’avoir des «informations sur la BDEAC afin de faire chemin avec l’institution».
La journée porte ouverte, qui avait pour but d’améliorer le niveau des investissements dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) par le renforcement des capacités des entrepreneurs dans la formulation de projets bancables, a atteint ses objectifs, a déclaré M. Dologuélé.
Le président de la BDEAC a rassuré quant à la bonne santé de l’institution financière sous-régionale et son intention à contribuer au financement de certaines infrastructures lourdes (ponts, routes et voie ferrée) entre le Congo et la République démocratique du Congo (RDC).
Concernant la crise financière internationale, il a indiqué que celle-ci, pour le moment, n’avait pas d’effets directs sur les banques africaines. «Cela pourra peut être arriver à long terme», a-t-il ajouté.
A l’ouverture de la journée porte ouverte, le président de la BDEAC avait souligné la nécessité de promouvoir le développement des PMI/PME, maillon faible de l’économie sous-régionale, et celle de préserver la viabilité du secteur bancaire laborieusement assaini . Pour sa part, le ministre d’Etat congolais du plan, Pierre Moussa avait salué l’initiative de la BDEAC d’organiser à Brazzaville une journée porte ouverte qu’il a qualifiée de «passerelle entre opérateurs privés et la BDEAC».
L’objectif de cette manifestation était de réfléchir, d’informer, de sensibiliser et de conscientiser les opérateurs économiques sur les procédures et règles de la BDEAC, et d’exprimer la forte détermination de cette institution financière à résoudre l’épineux problème de l’emploi et plus généralement de la lutte contre la pauvreté, a-t-il dit, soulignant que les investissements privés peuvent induire un croissance économique plus large et préparer le terrain à un développement réellement durable comme le souhaite les chefs d’Etats des pays de la CEMAC».
La CEMAC regroupe le Cameroun, le Congo, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée-Equatoriale et le Tchad.
LCM/lmm APA
19-11-2008
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