«Je suis venu pleurer avec vous. Dix sept morts dans un village, c’est trop. Je ne pouvais pas ne pas être là », a déclaré M. Gbagbo.
Pour mettre fin à ce genre de tragédie, le chef de l’Etat ivoirien, a annoncé depuis Ahounienfoutou une série de dispositions relatives au contrôle systématique des aliments destinés à la grande consommation.
Il a par ailleurs donné des instructions au ministre de la santé, afin « qu’une autopsie soit faite sur les corps pour déceler la substance meurtrière ».
Quant au ministre de l’intérieur, Laurent Gbagbo a demandé qu’une enquête soit diligentée dans le but de faire toute la lumière sur cette intoxication alimentaire qui a causé l’émoi au sein de la population d’Ahounienfoutou.
«Au départ, c’était une banale querelle entre deux belle-sœurs, filles du village et marchandes de bouillie de maïs. Sous l’effet de la concurrence et de la jalousie, sans doute, elles finissent, à la suite de violences verbales, par en arriver aux mains, avant de porter le litige à l’arbitrage de la notabilité qui parvient à un règlement à l’amiable », a expliqué M. Jérôme Kablan Brou, le porte parole du village.
«Dès le lendemain, les premières victimes furent enregistrées. La population villageoise saura, à l’évidence, qu’une main malveillante aurait introduit dans cette bouillie mortelle, quelques substances nocives dont la nature reste à déterminer », a-t-il ajouté.
En 2001, le village de Labokro, 40 km de Yamoussoukro avait connu une situation similaire avec une trentaine de décès.
DOS/LS/mn/APA
25-11-2008
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