À l’appel du Conseil des Jeunes Congolais de l’Étranger et avec l’appui d’Amnesty international, près de 500 personnes se sont rassemblées, samedi 29 novembre dernier, à Helvetiaplaz à Berne, la capitale de la confédération helvétique. Objet de cette manifestation : exprimer publiquement leur solidarité et leur soutien aux victimes de la guerre en République démocratique du Congo.
Lors de cette manifestation, les participants ont appelé le gouvernement congolais à « restaurer la paix, à assurer la sécurité et la libre circulation des personnes ainsi que de leurs biens. » Quant à la rébellion, les 500 personnes ont demandé « au CNDP, le mouvement de Laurent Nlundabatware, et à son parrain, le Rwanda, de déposer immédiatement les armes et de privilégier le dialogue pour la résolution du conflit. » Le même appel a été adressé également aux forces dites négatives et des milices armées présentes à l’est du pays, à savoir les ex FAR, les Interhamwe, les milices hutus rwandaises et les Maï Maï.
Dans leurs propos, les organisateurs ont également souhaité vivement que la MONUC (la force de maintien de paix des Nations-Unies) puisse « assurer pleinement et en toute équité son rôle de médiatrice et renforcer ses effectifs pour mieux protéger les populations et leurs biens. » De même, la Communauté internationale a été interpellée sur son rôle dans la recherche d’une solution durable à la guerre avec une exigence de respect absolu des droits humains et des libertés fondamentales tels que définis dans la déclaration universelle de droits de l’homme.
Concernant la relative faible mobilisation pour ce rassemblement, Jimmy Mpezo, du comité d’organisation, l’explique notamment par la délivrance très tardive, juste la veille, de l’autorisation par les autorités helvétiques d’où l’impossibilité de l’annoncer à temps à travers les médias. | Jossart Muanza(AEM)













