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Congo Brazzaville : Un triste constat

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Au cours de mes différents échanges avec des responsables politiques congolais de tous bords, j’ai remarqué qu’il y a une constante qui revient toujours. Chaque fois que j'ai proposé de faire telle ou telle chose, on m'a toujours répondu par la même question : Est-ce que Sassou va accepter ?

 Lorsque je propose par exemple l'installation d'une radio et d'une chaîne de télévision qui sont des outils indispensables dans une stratégie de campagne, eh bien, on me dit : Est-ce que Sassou va accepter cela? Et pourtant chacun se souvient que lorsque Lissouba était Président de la république, Sassou avait créé sa ''radio liberté'' sans demander préalablement une quelconque autorisation à qui que ce soit, et on l'avait laissé faire. Il avait même créé sa chaîne de télévision qui émettait à partir de Kinshasa ("Antenne A" qui appartenait officiellement à Dabira - ancêtre de la DRTV) et avait aussi aidé Kolelas à créer une radio à Bacongo (radio soleil). Et curieusement la radio de Kolelas avait été bombardée par le pouvoir de Lissouba, mais jamais celle de Sassou.

A chaque fois la même rhétorique revient toujours, tous, sans exception ont la même attitude passive et attentiste. Tandis que Sassou, lui, a toujours su braver ses adversaires, il a toujours su faire preuve de courage allant jusqu'à braver les interdits. En fait Sassou est le seul homme politique qui a compris depuis longtemps que dans tout combat politique il faut toujours maintenir la pression sur ses adversaires et surtout ne jamais rien concéder à un adversaire sans contrainte. J'ai alors fini par comprendre pourquoi Sassou s'est toujours pris pour le plus fort du Congo et s'en est toujours bien tiré. Il a toujours eu en face de lui des gens qui ont peur de le braver et de le mettre dos au mur, il a toujours eu face à lui des hommes et des femmes politiques qui lui ont toujours laissé l'initiative sur tout. Il a toujours été le seul capable à proférer des menaces à ses adversaires, et ce, même quand il n'est pas au pouvoir.
 
En effet, comment peut-on prétendre être un candidat de poids à une élection présidentielle et ne pas être capable de prendre certaines initiatives courageuses pour imprimer son rythme? Comment peut-on être un candidat sincère à une élection présidentielle sans jamais prendre vraiment de risques et attendre naïvement que sur toutes les questions électorales, l'initiative vienne toujours de Sassou? Croyez-vous vraiment que si un responsable de l'opposition fait installer une radio et une télévision au Congo, Sassou va le tuer? Après tout, n'est-ce pas normal dans une démocratie d'avoir plusieurs chaînes de radios et télévision? Sommes nous dans une démocratie ou dans une dictature fermée?
 
J’observe la même attitude passive au niveau du peuple dans son ensemble. Tout le monde se plaint et dénonce les frasques du pouvoir de Sassou, mais tout le monde a peur de se lever pour dire STOP. Chacun s’accroche à sa misérable existence et refuse de créer un électrochoc qui pourrait définitivement changer le cours de notre destin collectif et assurer un meilleur avenir pour nos enfants. La peur des représailles, c’est le maître mot. La question est : Pensez-vous que les choses pourront changer un jour dans notre pays si nous continuons à avoir peur ? Si nous voulons un jour libérer notre pays de toute dictature, alors nous devons vaincre notre peur. Et d’ailleurs pour ceux qui sont encore scotchés et tétanisés par la peur, eh bien, je rappelle que le monde a changé. Sassou est conscient qu'il ne peut plus se permettre de faire tout et n'importe quoi aujourd'hui. Nous vivons désormais à l'heure de la Cour pénale internationale (CPI) et Sassou le sait très bien. Alors de quoi est-ce que vous avez si peur?
 
J'en appelle à un soulèvement populaire et à une prise de conscience nationale pour que cesse à jamais la dictature au Congo. Je suis convaincu que si le peuple congolais se lève comme un seul homme et reprend définitivement la main en faisant plier la dictature de Sassou, alors personne n'osera jamais plus l'opprimer. C'est autant vous dire que le soulèvement populaire doit devenir un enjeu national aujourd'hui. Le peuple congolais doit se lever et exiger la tenue d'une concertation nationale entre toutes les composantes de société, pour une mise à plat de tous les maux qui minent notre pays depuis 1997, sans tabous pour repartir sur des bases nouvelles. C'est un passage obligé pour notre salut collectif et Dieu sait que nous ne pouvons pas continuer à en repousser l'échéance indéfiniment. Et face à ce pouvoir autiste, cela passe nécessairement par un soulèvement populaire. Aucune armée au monde ne peut vaincre tout un peuple en colère. Et puis de toute façon, si Sassou et ses hommes tirent sur le peule, ils savent ce qui les attend.
 
ALORS MOBILISONS-NOUS SANS PLUS ATTENDRE POUR CREER UN NOUVEAU RAPPORT DE FORCE POUR FAIRE PLIER SASSOU, SES ENFANTS ET NEVEUX ET LEURS SBIRES DE L’OYOCRATIE ET METTONS-LES DOS AU MUR AVANT 2009.


Bienvenu MABILEMONO  


 

Commentaires (2)add comment

NZAMBA MABIALA said:

Bonjour Monsieur,
Vous qui Réfléchissez à  la place des Congolais. Venez faire votre révolte tout seul. Nous savons que vous aviez peut être des comptes à  rendre à  SASSOU, ne mèlez pas le peuple. Vous n'aviez pas le droit de parler au nom du peuple. Si vous voulez une guerre au Congo, venez prendre des armes ici et nous peuple nous allons vous combattre et les frontiéres seront fermées.
Une radio ne se crée pas comme au village, il y au Congo des médias privés crées selon la loi. Toi qui penses être juste et tu pousses les gens à l'anarchie...
Pendant la Guerre de 97, dans cette pagaille il y a eu des radios crées. Il faut reconnaitre que c'était une situation exceptionnelle crée par le Prof (La Guerre).
Je sais que derriére vos pensées, il y a le tribalisme. Le peuple vous attend.
Merci
 
Abus
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octobre 08, 2008
Votes: -1

regis said:

il faut dire les choses tels qu'on les voit,l'opposition congolaise n'existe presque pas.ceux là qui parlent au parlement parlent avec reserves;nous savons tres bien que le deputé kinioumbi kiamboungou etait le seul qui parlait sans reserves de la politique de regime en place.mais aujourd'hui ou en sommes nous?après avoir eté corrompu par son adversaire politique le jour et son vrai chef la nuit il ne parle p^resque plus.il est aujourd'hui à la snpc voila  l'homme à oublié les siens.N'est il pas celui qui après avoir dit une phrase en mbochi en pleine session parlementaire a traité les gars de la nouvelle esperance des:cafards?Ou en sommes nous aujourd'hui?L'on ne peut pas parler contre ce regime actuel et se trouver au congo.il faut sauver sa peau.pourquoi les autorités n'ont-ils pas proposé une autopsie des corps des defunts milongo et tchicaya?celui qui ose sortir sa tete est iliminé nous le savons tres bien.Mais sachez que l'on ne peut tromper tout le temps tout le peuple,un jour,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,, ,,,,,,
 
Abus
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octobre 24, 2008
Votes: +0

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