Fatalité ou réponse de Dieu qui se serait fâché contre les grandes personnalités du Pays ?
Mais qu’est ce que nous avons fait pour mériter ce mauvais sort qui s’abat sur notre pays comme une fatalité ? Hier c’étaient les Premiers ministres André Milongo, Bongo Nouarra, Ambroise Noumazalaye, Thystère Tchicaya. Aujourd’hui, Mgr Ernest Kombo Président de la Conférence Nationale Souveraine, Président du CNT (Conseil National de Transition), Parlement de Transition. Et demain serait le tour de qui ?
Quand nous apprenons que certains personnalités, anciens ministres notamment, sont en train de chanceler (Lekoundzou), d’autres sont quotidiennement annoncés pour morts (Kolélas), il y a de quoi s’interroger.
Les Congolais ne se retrouvent et ne comprennent plus ce qui leur arrive. Est-ce une malchance collée au pays pour devenir une fatalité ? Ou nos mânes, sont-elles autant fâchées pour exiger de tels sacrifices humains ? C’est la question fatale que se pose l’ensemble du peuple congolais après toute cette hécatombe.
En effet, il ne se passe plus une seule année qu’on ne nous annonce pas le décès de tels ou tels anciens Premiers ministres ou simples ministres. Rien que l’année dernière, trois nous ont quitté. Il y a quelques semaines Thystère Tchicaya, Poignet sont eux aussi partis. Si pour quelques uns d’entre eux leur mort peut s’expliquer scientifiquement, par contre pour le plus grand nombre d’entre eux, des questions se posent. Celles de savoir quel est ce grand sorcier qui ne cherche qu’à s’abreuver du sang des personnalités ? Le rythme est tellement effréné et effrayant qu’il y a de quoi devenir fou surtout pour les anciens ministres.
LE DÉCÈS DE MGR ERNEST KOMBO.
Au sortir de la Conférence nationale souveraine, Mgr Ernest Kombo avait cessé d’être l’homme d’église qu’il était formé. Quand les Conférenciers le sollicitèrent pour présider les débats de ce grand forum, il trouva en cette sollicitude une issue de sortie et prit la simple résolution de suivre un autre destin. Il afficha des ambitions purement et proprement politiques. Et depuis cette date, tous les actes qu’il posait sentaient et étaient de notoriété politique.
C’est en mars 1999 qu’il me le fit bien savoir. En effet, alors que Sassou Nguesso fit déporter plus de la moitié de la population de Brazzaville celle du sud de Brazzaville dans les forêts, Mgr Ernest Kombo qui arriva à Paris au mois de mars 1999, chercha à prier avec les Congolais de la Diaspora en l’honneur de tous ceux qui étaient en train d’errer dans les forêts du Pool, mourant et abandonnés à leur propre sort par un déséquilibré mental à la tête de notre pays. Ainsi, il rassembla les Congolais dans une messe qu’il présida à la Cathédrale de Paris. M’associant aux préparatifs de celle-ci, c’est là qu’il m’apprit qu’il avait reçu un appel de Dieu et qu’il serait candidat aux prochaines élections présidentielles : celles de 2002.
Mais au pays de Marien, nous savons que quelles que soient les compétences qu’on puisse avoir, quels que soient les qualités et le savoir faire de ceux qui ne sont pas Sassou Nguesso, on ne peut pas gagner les élections que l’homme d’Edou organise. C’est si simple et précis. Et pour ça, on peut beau faire, rien ne peut venir prouver le contraire aussi longtemps que l’homme restera à la tête de notre État. Et donc l’engouement et les bons sentiments de Mgr ont dû butter devant cette réalité machiavélique et donc s’envoler dans le méandre du désespoir. Et finalement, il dut renoncer.
Cependant, Mgr continuait de croire, en homme de Dieu qu’il était que celui-ci viendra parler à Sassou Nguesso pour le ramener aux bons sentiments, à la raison. Mais croire ainsi, c’est mal connaître l’homme qui s’est agrippé au pouvoir de notre pays comme des sangsues et contre vents et marées.
Mais, Mgr Ernest Kombo continua de croire aux vertus de Dieu. C’est alors que, dépassé par le sentiment d’abandon de celui-ci, et devant les multiples supplications qu’il lui adressait, Mgr Ernest Kombo crut mieux de s’adresser non plus à Dieu mais à la dépouille de Mgr Batantu Archevêque de Brazzaville et que c’est peut être là que viendraient les solutions aux problèmes congolais. Devant un auditoire interloqué, il tient un discours à la hauteur de son tempérament. Il exhorta et implora le mort d’aller parler aux Présidents Fulbert Youlou, Alphonse Massamba-Débat, Marien Ngouabi, à Matswa André, à Mama Mbiémo, etc, ainsi qu’au Cardinal Emile Biayenda de venir revisiter le pays devenu invivable car mal géré par des dirigeants fous. Un beau pays qui a été dépravé par une autre race d’hommes venus de Lucifer des enfers.
Il implora Mgr Batantu d’être le porte parole du peuple congolais auprès des dignes fils que furent Alphonse Massamba-Débat, Fulbert Youlou, Marien Ngouabi, Le Cardinal Emile Biayenda ; aller très bien leur demander de venir nous assister car le pays était aux mains des truands, des bandits, des fous dangereux qui, au lieu de travailler pour le peuple, préfèrent s’en mettre plein les poches.
Que les congolais manquent de tout. L’eau, premier droit de l’homme et première nécessité, alors que le plus grand fleuve d’Afrique et le deuxième au monde après l’Amazone coule dans la capitale, curieusement dans les foyers les populations ne connaissent que l’enfer de la soif.
L’électricité est distribuée par quartier chose que d’aucun peuple ne connaisse dans aucune capitale d’un pays dit moderne.
Les hôpitaux du Congo, notamment ceux de Brazzaville et de Pointe Noire, manquent de tout. Les gens meurent par vagues successives. Le peuple est abandonné devant son propre sort pendant que les Ministres et leurs familles, le Président et sa famille, viennent se faire soigner en Europe aux frais de l’Etat. Mais heureusement, au lieu de venir guérir, ils viennent presque tous pour mourir, c’est la récompense de l’imposture, de la traîtrise et de la méchanceté.
Nos élèves s’asseyent à même le sol par manque de tables banc alors que le pays a la deuxième forêt au monde après l’Amazonie, truffée d’arbres qui ont plus de 1000 ans d’âge.
Pendant que le prix du pétrole a grimpé de 900/100 dans le monde pétrolier, au Congo de Marien, les Congolais ne voient que la fumée de son or noir. Sassou Nguesso et ses ministres voleurs s’accaparent de tout. Nés d’un pays riche, les Congolais ont été rendus pauvres par une classe politique diabolique et inhumaine.
Mgr nous lègue un grand patrimoine. Ceux qui aiment le Congo ont matière de réflexion. C’est un grand exemple d’amour pour son pays et à travers ces derniers discours, il nous demande de poursuivre son œuvre qu’il avait commencé et pour lequel il s’est battu des années durant. Il est mort en grand combattant, l’arme d’amour pour son pays à la main.
MESSAGE TESTAMENTAIRE DE MONSEIGNEUR ERNEST KOMBO NOUS DEMANDANT D’OUVRIR LES YEUX.
Dans son lit d’hôpital notre serviteur a pris son stylo, malgré les douleurs qui le torturaient et le rongeaient. Il rédigea un testament qui fera tâche d’huile car il n’est pas comme tous les testaments que d’aucuns connaissent et ont vu.
En effet, Mgr Ernest Kombo n’avait pas voulu tourner autour du pot. C’est alors qu’il nous demande de suivre le bout de son doigt qu’il pointe sur un individu qui doit se reconnaître comme tel.
Mgr Ernest Kombo exige : « qu’il soit enterré aux côtés des restes du Président Alphonse Massamba-Débat » ou « dans le Mausolée aux côtés du Président Marien Ngouabi ». Or tous les Congolais ne savent pas où l’assassin Sassou Nguesso avait mis les restes de sa victime ainsi que de tous ses compagnons. Quant au Président Marien Ngouabi, nous savons aussi que ce Mausolée ne renferme plus son corps. Que le Pouvoir du CMP donc du PCT l’avait exhumé pour l’amener dans son Nord natal.
Il semblerait que Mgr savait que c’est dans ce même Nord qu’on aurait amené les restes du Président Alphonse Massamba-Débat. Le bourreau Sassou Nguesso était au courant que Mgr le savait. Donc, il ne lui reste plus qu’à nous montrer où il avait enterré ces restes du plus éminent Président de la République que notre pays ait connu.
À notre tour, nous l’exhortons lui qui a été plus que tout, au courant de toutes nos difficultés, viens nous aider à libérer le pays des mains des truands.
Fait à Paris, le 4 novembre 2008.
Maître Tony Gilbert MOUDILOU
Membre du MCDDI, Ancien Conseiller diplomatique de l’ancien Premier ministre Bernard Kolélas
Kimpwanza
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Commentaires (2)

wena
said:
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Quel malheur pour le Congo ! ce peuple n'a meme pas su comment inhumer son president .Malgre l'assassinat, il y a eu des pratiques diaboliques ! C'etait a la suite des funerailles de Marien Ngouabi , les assassins ont verse des torrents de larmes , les assassins ont fait executer des innoncents du Pool pour masquer leur crime . Ils se maintiennent au pouvoir ad eternam , ils ont enchaine le peuple , esclave dans son propre pays , soumis a la misere rampante , au suicide collectif ? J'ai vecu au Tchad pendant la Conference nationale de ce pays.Le peuple a exige la restitution des restes de President Tombalbaye.Le President Idriss Deby a eu le courage de realiser un acte de reconcilliation nationale.Il savait de les restes etaient enteres secretement dans le Nord du Pays ; il avait donne l'ordre de les restituer a la famille.Croyez-moi, le jour de l'inhumation de ces restes dans sa terre natale , la grande pluie etait au rendez -vous . Pourqoui le President Sassou-Nguesso , ne ferait-il pas ce geste surtout que celui qui a preside aus asises de la Conference nationale souveraiene le lui rappelle ? A defaut des restes pourquoi ne pas eriger une tombe symbolique en souvenir de Massamba-Debat ? A vous qui gerez le pouvoir au Congo, n'endurcissez pas vos coeurs comme le fit le Pharaon d'Egypte.La roue de l'histoire continue de tourner et aucun etre humain ne peut l'arreter. |
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Abus
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MPEMBA-LUENGISA
said:
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Le CONGO ne connaîtra la paix que lorsque ses enfants se seront repentis et auront demandé pardon à Dieu pour toutes leurs iniquités et leurs péchés. Les congolaises et les congolais ont beaucoup provoqué et insulté Dieu par tout le mal qu'ils ont commis. Ils ont oublié qu'ils sont un peuple croyant (65%) et que leurs actes déplaisent à Dieu. Ils sont dans la situation de ce peuple dont Parle la Bible qui avait demandé à Samuel de leur donner un Roi. Dieu avait averti ce peuple par le biais de Samuel sur les droits que devait avoir ce Roi. Ainsi, le peuple congolais se trouve-t-il dans ce cas de figure. Quoi de plus pour s'interroger si le CONGO a besoin d'être exorcisé dès lors que l'on sait que dans ce pays on tue, vole, détourne en toute impunité, juge injustement, maltraite les retraités, les veuves, les faibles et les enfants. Les Prêtres et les Pasteurs doivent faire leur travail d'évangélisation pour que les congolaises et les congolais reviennent à Dieu. Ni le changement de régime ni les Conférences nationales ne redonneront au CONGO la paix, la fraternité et l'amour qu'il a connus jadis. |
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Abus
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