Dans une projection vidéo, l’ancien ministre des finances Nguila Moungounga Nkombo a indiqué que « toutes les forces de l’Upads doivent se ressaisir, rassembler leurs forces pour refonder un parti dynamique et fort aux fins de poursuivre la philosophie du parti et les idéaux réels du président Pascal Lissouba ».
Pour Nguila Moungounga Nkombo, le pays prend de l’eau et ne peut le sauver de ce marasme que l’Upads, non pas en rang dispersé mais en symbiose véritable. Ainsi, il a, à travers cette bande vidéo, invité tous les cadres de l’Upads qui fondent l’espoir sur ce parti, de repartir à la case de départ d’une union franche et d’abandonner le plateau de querelles et de la division.
Pour lui, il n’existe pas une multitude d’ailes au sein de ce parti et à combien plus forte raison que les gens se présentent à la présidentielle de 2009, selon leur aspiration, sans être regardant des grands problèmes qui minent leur pays.
En somme, pour l’ancien ministre de finances, Nguila Moungounga Nkombo, il s’agit de revoir la copie de l’ancienne Upads, celle qui gagna en 1992, la première élection présidentielle démocratique dans ce pays. Il s’agit donc d’enterrer la hache de querelles qui ronge ce parti.
Dans ses explications, Gilbert Nsounguissa Milangou (l’envoyé spécial) a indiqué que ceux qui se proclament à tue-tête pour telle ou telle branche au sein de l’Upads (allusion faite à Tsaty Mabiala, Paulin Makita, Christophe Mouékouéké, etc) sont des « crève, pour que je mange » ; ce sont des cadres de l’Upads sortis du moule Pct et qui ont rejoint leur maison mère en abandonnant les vrais militants et sympathisants de l’Upads. Ils font « une dispute stérile ».
Répondant à la question de savoir si l’abstention proclamée par l’Upads à la présidentielle de 2009 n’est pas une fuite en avant ou une forme de non assistance à personne en danger au regard du Congo qui sombre, l’orateur, Gilbert Nsounguissa Milangou, a indiqué que « tous les problèmes que vivent les congolais ne s’auraient être résolus à la faveur d’une élection présidentielle. Les congolais doivent se regarder en face pour remettre ce pays sur les rails ».
Dans ses explications, il a révélé qu’à l’époque les étudiants bénéficiaient des bourses d’études à l’étranger chapeautées par l’Etat, contrairement à aujourd’hui où les billets des étudiants sont sous la charge des parents d’élèves. « Le Congo n’est-il pas catapulté dans les bas-fonds ? Pourquoi donc participer à cette élection présidentielle alors que les grands problèmes restent pendants ? », s’est-il interrogé.
Quant à l’amnistie de l’ancien ministre des finances, son représentant a indiqué que « le ministre Nguila Moungounga Nkombo n’a pas besoin d’être amnistié, parce qu’il ne se reproche de rien... »
A la question de savoir pourquoi le silence de Pascal Lissouba sur les querelles au sein de son parti, Gilbert Nsounguissa Milangou a dit qu’avec son âge et le volume de sa santé critique, il n’est pas en mesure de suivre toutes ces combinaisons forgées au sein de l’Upads. Aux militants et cadres de ce parti de veiller.
Comme tout opposant, Gilbert Nsounguissa Milangou n’a pas mâché les mots pour fustiger la gestion du pouvoir de Brazzaville qu’il a qualifiée de « chaotique » allant jusqu’à relire le contrat de partage de production pétrolière signé par le professeur Pascal Lissouba à l’époque. Ce contrat, à l’entendre, donnait des avantages au Congo à hauteur de 82% (pour le Congo) et 15% (pour la société productrice) sur le prix de baril de pétrole en cas de surproduction pétrolière. Comparant ce contrat à celui d’aujourd’hui avec la vente du baril à 160 dollars, l’orateur s’est demandé si celui-ci n’a pas subi une révision par les gestionnaires de Brazzaville au regard de la vie de richard qu’ils mènent.
« S’il en est le cas, ils doivent rendre compte au peuple », a-t-il dit.
Paul N’Goma
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Commentaires (1)

diablo
said:
| Ce qui est dommage quand vous étiez aux affaires,vous n'aviez pas fait grand chose,au contraire monsieur Moungounga a fait une déclaration tapageuse qui est resté dans la mémoire des congolais "nous avons attendu ce pouvoir depuis longtemps,maintenant c'est à notre tour de..." c'est grave pour un haut responsable du pays qu'il était.Nous savions que c'est le mec qui a le plus d'argent parmis tous les exilés,et alors ou avait il trouvé cet argent? Je crois pas que ça soit son salaire! Cette génération d'hommes politiques qui détruit le pays doit savoir que le congolais qui se dit patriotique,celui qui a l'amour de son pays,ne veut plus d'eux,car ils ont échoué sur tous les plans! Sassou,Moungounga ou Kolélas c'est le tabac de la même pipe, nous voulons plus de vous!vous avez pourri notre génération,vous n'êtes pas digne de diriger ce beau pays qui est le congo,Nous les jeunes victimes de votre barbarie ,voulons le changement ! On veut quelqu'un de nouveau qui n'a pas profité de votre systeme! Car c'est peut-être lui qui apportera la lumière au congo. | |
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