Dans son mot introductif, le Président du C.R. a indiqué que « cette nouvelle année sera décisive : une année de libération, après tant de misères, d’humiliations, d’appauvrissement, de guerres, d’exactions, d’emprisonnement sans motif réel, d’élimination physique, gratuite et délibéré de l’autre au seul motif de son appartenance ethnique, d’exclusion et enfin de recul de tout un peuple dans son terroir. »
Le Président du CR a fait un rappel historique sur la vie économique nationale congolaise en parlant des présidents qui ont précédés le Président Denis Sassou, comme quoi à leur régime le Congo n’avait jamais bénéficié autant de chance lui donnant autant d’argent. Denis Sassou Nguesso est le chef de l’Etat congolais qui a bénéficié plus de temps dans la gestion de ce pays, car à son actif, il a plus de 35 ans de pouvoir. Mais dans le visu, le Congo n’a pas de références dignes de cette gestion. Il a géré le plan quinquennal aujourd’hui converti en municipalisation accélérée. « Cette municipalisation accélérée, il faut le savoir, a t-il dit, n’est autre que la copie conforme du plan quinquennal dont tous les congolais connaissent la triste histoire pour n’avoir rien bénéficié », a dit maître Hervé Malonga.
« L’an 2009, a t-il ajouté, devra être l’année où les congolais et les congolaises, nonobstant leurs différences politiques, leurs tribus, leur appartenance régionale, qu’il soit ancien Cobra (milice de Denis Sassou Nguesso pendant la guerre du 5 juin 1997), qu’il soit Cocoye (ancienne milice de Pascal Lissouba pendant la guerre du 5 juin 1997), qu’il soit Ninja (ancienne milice de Bernard bakana Kolélas pendant la guerre du 5 juin 1997) devront faire l’effort et la preuve de leur volonté de préserver la paix et de promouvoir la transparence pour mettre en place une commission paritaire de recensement administratif spécial en vue de déterminer un corps électoral fiable, accepté par tous pour une bonne élection. Aujourd’hui, la manipulation du corps électoral par le pouvoir est manifestement établie », a martelé Maître Hervé Ambroise Malonga.
Pour illustration, le Président du C.R. a fait état de la révélation faite par l’Uprn de Mathias Ndzon de la manipulation du corps électoral mise à nue. Selon les preuves rapportées par l’Uprn, il ressort que le pouvoir de Brazzaville aurait augmenté le nombre d’électeurs dans les zones où son candidat Denis Sassou Nguesso est favorable et diminué le nombre dans les zones où il est défavorable, (lire l’article sur les preuves de la préparation de la fraude à la présidentielle de 2009 ).
Pour ces preuves, selon Maître Malonga, le gouvernement a été dans l’incapacité de les justifier.
Pour lui, il est inadmissible que ce corps électoral conduise les congolais à l’élection présidentielle de 2009 et qu’il faut repartir sur des nouvelles bases pour une élection crédible et transparente. « Même s’il faudrait accorder une rallonge de quelques mois au mandat du Chef de l’Etat pour une organisation crédible de cette élection, nous serons en mesure de l’accepter à conditions que toute la classe politique soit autour d’une table… », a t-il martelé.
A la question du dialogue politique national proposé par le Chef de l’Etat, Maître Hervé Ambroise Malonga a indiqué que « C’est une bonne chose à condition que ce dialogue politique ne soit pas la copie conforme du dialogue national sans exclusive où certains cadres politiques et de la société civile de ce pays n’y ont pas eu accès ».
Sam Samuel Oyemba
Kimpwanza














