![]() |
|
SOCIETE
Paix et sécurité : Les Premières Dames d'Afrique s'impliquent dans la gestion des conflits 2008-02-27 16:40:46 par Kimpwanza Les premières dames d'Afrique confirment leur engagement dans la lutte pour la paix et le respect des Droits humains, notamment ceux de la femme. Inscrite dans cette perspective, la 6e conférence de la Mission des Premières Dames d'Afrique (MIPREDA) tenue à Brazzaville a été plus qu'une confirmation de cet engagement.
Neuf premières dames d'Afrique et plusieurs représentantes des premières dames ont pris part à cette conférence qui a abouti à l'élection de Turaï Umar Yar Adua, épouse du président nigérian, qui a succédé ainsi à Antoinette Sassou Nguesso à la tête de la MIPREDA.
La 6e conférence de la MIPREDA a été précédée d'un colloque des experts sur le thème : « La diplomatie civile et humanitaire et la dynamique du genre dans la préservation de la paix en Afrique ». Présidé par le ministre à la présidence chargé de la coopération, Charles Zacharie Bowao ce colloque a connu trois temps forts : le mot de bienvenue de la ministre de la promotion de la femme et de l'intégration de la femme au développement, Jeanne Françoise Leckomba Loumeto, le mot d'ouverture du ministre Bowao et les communications des experts africains. Jeanne Françoise Leckomba Louméto a souligné les maux communs dont souffre le continent africain notamment les conflits armés, le sous-développement, la pauvreté, les maladies, l'analphabétisme etc. Trouver des solutions à tous ces problèmes devient une exigence a-t-elle dit : « C'est en cela que l'initiative des Premières dames de mener une réflexion sur les questions de paix ne peut qu'être saluée et encouragée. (...) Nous devons reconnaître que les femmes africaines jouent aux côtés des hommes un grand rôle dans la préservation de la paix et que leur prise en compte dans tous les processus de paix est incontournable. ». La rencontre de Brazzaville a permis l'élaboration du plan d'action 2008-2010 et la mise en place du réseau continental des femmes négociatrices pour la paix. Le ministre Charles Zacharie Bowao a souhaité que ce nouveau plan d'action prenne en compte les limites constatées dans la mise en œuvre des précédentes assises. Parlant des Premières Dames, il a relevé : « Aujourd'hui, il est unanimement admis que la Première Dame peut agir singulièrement et de façon efficiente et efficace dans son pays. Des exemples sont légions qui confirment que derrière un grand homme d'Etat, se trouve une grande dame. » Ajoutant : « Il n'y a pas de paix sans développement durable, ni de développement sans paix durable. » Les experts ont formulé plusieurs propositions sur les plaidoyers des premières dames notamment le renforcement des structures régionales des femmes, l'intégration des femmes dans les forces de maintien de la paix... Aurélien Agbénonci, coordonnateur résident du système des Nations Unies et représentant résident du PNUD, premier expert à prendre la parole, a fait l'état des lieux des conflits en Afrique à travers la typologie, la cartographie des situations conflictuelles et les conséquences tragiques qui touchent particulièrement les femmes. « Le développement de l'Afrique est gravement entravé par des multiples conflits internes résultants des contentieux frontaliers ou des guerres civiles qui embrassent le continent. » a-t-il constaté. Il a néanmoins noté une lueur d'espoir en mettant l'accent sur une meilleure intégration des économies africaines en tant que garantie de la paix. On attendait le président Denis Sassou Nguesso, c'est finalement le Premier Ministre Isidore Mvouba qui a lu le message du chef de l'Etat : « Je suis d'avance convaincu que la réussite et le succès sont à votre portée car ce que femme veut (toutes les femmes ont répondu en chœur) Dieu le veut, comme pour compléter le Premier ministre (applaudissements). Il a exhorté les membres de la MIPREDA de demeurer de bonnes conseillères auprès de leurs époux et de véritables messagères de la paix. Les premiers dames, notamment la secrétaire d'Etat à la Famille et aux personnes handicapées du gouvernement belge, Gisèle Mandaïla ont dénoncé les conflits armés et surtout les violences faites aux femmes, en Afrique particulièrement. Dans son allocution, Madame Antoinette Sassou Nguesso a lancé un appel pressant à toutes les premières dames visant à fédérer les initiatives de paix. « Nous devons faire preuve d'anticipation en précédant nos gouvernements dans le processus de prévention et de traitement de conflits par voie pacifique » a-t-elle martélé. Les destinées de la MIPREDA sont désormais aux mains de la première dame du Nigéria, Turaï Oumar Yar Adua succédant à Mme Antoine Sassou-Nguesso à la tête de l'organisation. Elle est secondée par quatre vice-présidentes à savoir, les premières dames du Cameroun, d'Afrique du Sud, du Soudan et de la Lybie. CHRIS MBEMBE Tous droit de reproduction et de représentation réservés Kimpwanza Dans la même rubrique : Economie : Lutte contre la pauvreté -2008-08-28 13:30:10 Congo / Santé : Résurgence de l'épidémie de choléra, à Loudima-2008-06-25 19:07:29 Congo / Justice: Des auteurs des crimes à Impfondo ont été condamnés-2008-06-06 11:22:05 Congo Brazzaville :Le centre hospitalier de Makélékélé au pilori-2008-05-27 12:31:50 Congo / Education : La grève des enseignants du public n'a plus eu lieu, mais...-2008-05-08 12:48:10 Congo Brazzaville : Où Allons-nous avec Sassou Nguesso ? -2008-05-02 16:34:49 |