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SOCIETE
Congo-Brazzaville : incompétence et chaos dans les entreprises étatiques et publiques. 2008-03-27 13:42:50 par CGPLUS La société congolaise est en faillite généralisée, elle n'arrive plus à fournir l'eau, l'électricité et le téléphone (la ville de Pointe-Noire est en rupture de téléphone depuis plusieurs mois), or, l'eau, l'électricité et le téléphone sont vitaux pour le développement et pour les affaires, en même temps, le budget national ne fait que croître d'année en année.
S'agit-il d'une fatalité ou d'une société difficile à conduire vers la prospérité ?
Appolinaire Noël KOULAMA revient sur l'histoire et analyse l'origine des pesanteurs, et des incompétences sur la gestion de nos entreprises d'états et publiques, puis, décortique les comportements, sur la gestion des entreprises d'état et publiques.
Les années Marien N'Gouabi [ 1 ] vont inaugurer pour la première fois au Congo, une politique honteuse et injuste, c'est l'opération « Yaka noki-noki », ce qui revient de dire : « venez de toute urgence sur Brazzaville et le paiement de vos billets d'avion seront effectués plus tard ». On assistera, donc, à une venue massive des paysans, un exode rural entretenu et encouragé par le régime de Marien N'Gouabi puis poursuivi par celui de Sassou N'Guesso [ 2 ].
Au niveau du logement : L'amplification des nouveaux arrivants sur la ville de Brazzaville aura des conséquences dans ses quartiers périphériques nord, on y assiste impuissamment au développement anarchique d'occupation des terrains contres les normes cadastrales, faisant de ses quartiers nord, des quartiers communautaires. Ces habitants apportent massivement leurs voies au Dictateur Président Sassou N'Guesso et sont prêts à le défendre au moyen de guerre civile ethnique.
Une nouvelle culture prend naissance au Congo-Brazzaville, le tribalisme comme moyen d'intégration et d'accès à l'emploi, le mérite est rejeté aux calendes grecques, mais un autre problème vient se greffer sur cette nouvelle culture digne de pays bananier, c'est l'intégration sociale des nouveaux diplômés congolais :
le marxisme-léninisme va forger une partie de sa politique, sur l'instruction pour tous, par manque de moyens financiers, l'école publique qui était, jadis, à temps complet, devient à mi-temps de l'école primaire au collège. Le pire est à venir. L'attitude des pays de pacte de Varsovie est déplorable, le principe de ces pays est de respecter le contrat en nombre d'année prévu pour la formation, ainsi, de nombreux congolais incompétents vont avoir à la fin du nombre d'année prévue par le contrat et par la formation, se faire attribuer le diplôme d'ingénieur, nous verrons plus bas, que l'intégration de ces nouveaux diplômés aura un impact dans les entreprises d'utilité publiques et autres.
La formation des jeunes congolais ne feront jamais l'objet d'une planification, d'une étude au préalable, pour adapter la formation des jeunes, aux besoins du pays pour le développement et sur le bassin immédiat de l'emploi. Cette formation tous azimuts et non maîtrisée obligera les régimes marxistes-léninistes d'imposés des recrutements dans la fonction publique, dans l'armée et dans les sociétés nationales parapubliques.
Dans la fonction publique : Les nouvelles recrues dans la fonction publique manqueront de motivation, sur le plan de travail, car nombreux occupent les fonctions pour leurs origines ethniques et tribales, que pour leurs compétences. Cependant, l'institution administrative congolaise se trouve confrontée à une cohabitation entre les paysans venus du nord au moyen d'un exode rural organisé par le système des régimes marxistes-léninistes et les nouveaux diplômés enrôlés sans réelle compétence adaptée au type d'emploi occupé.
Comme tout système monopartisme, le système du régime marxiste-léniniste du Parti Congolais du Travail (PCT) était devenu une nomenklatura, dans laquelle régnait que la corruption, la tribu, le favoritisme. L'influence de ce système dans la fonction publique, dans l'armée et dans les entreprises paraétatiques, ont contribué au pourrissement des mœurs, la fonction publique devient déliquescente, tandis que les entreprises paraétatiques deviennent des structures en faillite et impuissantes.
Au lendemain de la chute du Président Alfonse Massamba-débat, le pays va hérité des entreprises nationales, qui devrait contribuer à booster notre économie et à garantir notre indépendance nationale : • Cinq entreprises nationales, n'ayant aucune concurrence : Agence Transcongolaise de Communication (ATC), la Société Nationale d'Electricité (SNE), l'Office Nationale des Postes et des Télécommunications (ONPT), la Société Nationale de Distribution d'Eau (SNDE), la Ligne Nationale Aérienne Congolaise (LINA-CONGO). • Quelques entreprises à capitaux d'état, qui étaient le fleuron d'une petite et moyenne industrie : l'Office Nationale de Commerce (OFNACOM), la Société des textiles du Congo (SOTEXCO), la Cimenterie Domaniale de Loutété (CIDOLOU) etc..... Les petites et moyennes entreprises ont quasi fermé les portes, ceux qui avaient été choisis de gérer ces entreprises n'ont, jamais, rendu compte à la nation pour expliquer les faillites. Ces petites et moyennes entreprises, avaient pratiquement le monopole dans leurs domaines respectifs, face à une faible concurrence intérieure, Toute la production produite sera mise dans le marché, c'est pratiquement, un fonctionnement à zéro stock, à l'exception de la SOTEXCO qui va faire face à une consommation intérieure faible, face à la concurrence du wax hollandais, importé pratiquement du Bénin.
L'état marxiste-léniniste effectue des prélèvements dans ces entreprises et n'hésitent pas non plus de les financer par subvention, alors que la faible taille de ses entreprises, qui ne demandent qu'à grandir, ne méritaient pas ce genre de traitement. On voit très bien qu'il n'y avait aucune ambition à long terme pour ces entreprises, par exemple, faire évoluer ces entreprises, à partir des politiques publiques appropriées vers des entreprises avec une dimension continentale, plusieurs pays africains l'ont réussit.
Le Chemin de Fer Congo Océan (CFCO) étaient régulièrement prélevé par l'état marxiste, sous des prétextes de paiement des fonctionnaires, cette entreprise n'aura pas suffisamment de moyens financiers d'investir sur le long terme, par exemple, il était envisageable de renouveler le tronçon entre Dolisie et Brazzaville, car dans plusieurs endroits la voie ferrée est au niveau du sol et les cailloux de maintien des traverses, disparaissent, progressivement, en s'enfouissant dans le sol. Le Chemin de Fer Congo Océan (CFCO), ne pouvant pas satisfaire sa mission de service public au peuple congolais, ce dernier se replie vers les alternatives plus chères comme l'avion. Le moyen de transport aérien nous conduit à bord de la société aérienne Ligne Nationale Aérienne Congolaise (LINA-CONGO), cette entreprise avait le monopôle de tout le transport aérien national, aussi, elle sera la première à remplir la mission du régime marxiste-léniniste à savoir : « Yaka noki-noki », ce qui revient de dire : « venez de toute urgence sur Brazzaville et le paiement de vos billets d'avion seront effectués plus tard. » Cette entreprise au côté de transport fluvial dans Brazzaville, va faire déplacé des populations entières du nord du Congo pour la capitale, où ils seront intégré dans l'armée, dans la fonction publique et dans les entreprises paraétatiques, tout ceci au détriment des populations du sud, comme si le tribalisme était institutionnalisé ou conspiré par le pouvoir marxiste-léniniste. L'entreprise aérienne va faire face à des difficultés financières importantes, jusqu'à ne pus être capable de renouveler son parc de pièces détachées et de matériel d'entretien, les dettes se cumulent à l'étranger, et n'aura pas le temps d'ambition africaine à côté de Air Afrique ou le Congo était partenaire avec d'autres pays africains francophones. Il faut, cependant comprendre que toutes ces entreprises nationales et publiques congolaises, disposait à l'intérieur de problème d'ordre structurel, en effet, elles avaient embauché à tout va des jeunes diplômés mal formés dans les pays du pacte de Varsovie, pour des raisons politiques liés au marxisme-léninisme et pour des raisons ethniques pour d'autres. Depuis ces entreprises affichaient une décroissance exponentielle sur tous les plans : financier, service, organisation, gestion. Or, un ingénieur est formé pour trouver des solutions techniques, devant une situation très difficile, il doit, pour cela prendre des informations fiables, s'il ne peut se rendre sur place, sur le terrain, avant de proposer ou de divulguer, par contre, dans ces entreprises, le plus écœurant, c'est l'ensemble des annonces hasardeuses et contradictoires devant une situation plutôt simple, ceci justifie, l'état de déliquescence et des incompétences dans les entreprises nationales. Une entreprise a une notoriété à défendre, elle doit être réactive et elle a le devoir d'information sûre envers ses usagers, c'est le minimum de correction. Malheureusement, Les entreprises publiques congolaises, en plus de service public mal rempli sont encore loin de cette déontologie. Actuellement, toutes ces entreprises d'état ont changé de dénomination sociale, après leurs privatisations, la famille du Dictateur Président Sassou N'Guesso, ayant acheté la plus part des parts, les agglomérations congolaises continuent de manquer de l'électricité, de l'eau, du téléphone (la Ville de Pointe-Noire est en rupture de téléphone, depuis plusieurs mois) et la qualité de voyage dans le chemin de fer reste encore à désirer.
La politique sociale des marxiste-léninistes congolais avec son cortège d'exode rural organisé, aura des conséquences dans la vie de la cité, l'actuel Dictateur Président Sassou N'Guesso est l'héritier de cette politique, selon lui : « il est fidèle continuateur de l'œuvre marxiste-léniniste de Marien N'Gouabi ». Depuis l'avènement de la démocratie, ce militaire marxiste porte la veste de démocrate, mais n'a pas abandonné ses attitudes de gangstérisme politique, de corruption, de fraude, de l'impunité. Il a une grande part de responsabilité dans la faillite des entreprises nationales.
Pour permettre au Congo de retrouver la confiance de sa diaspora vivant à l'étranger et intégrer le chemin des pays respectables, il faut, impérativement, un changement à la tête de l'état et une réorientation du Congo vers une démocratie digne de pays civilisé, où l'honnêteté politique prendra le dessus sur les fraudes électorales, sur l'opacité politique et économique.
Source : Infopagecongo.oldiblog.com
Note :
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