APA-Paris (France) Le chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, a fermement condamné lundi l’exécution, la veille, par ses ravisseurs membres d’Al Qaïda au Maghreb, de l’otage français Michel Germaneau, détenu depuis le 12 avril 2010.
« Je condamne cet acte barbare, cet acte odieux qui vient de faire une victime innocente qui consacrait son temps à aider les populations locales », à notamment déclaré Nicolas Sarkozy dans une déclaration solennelle.
Cette mort dans des conditions tragiques, « illustre s’il en était besoin que nous avons affaire à des gens qui n’ont aucun respect pour la vie humaine », a ajouté le président français pour qui « les auteurs de cet acte sont les mêmes que ceux qui avaient assassiné le 31 mai dernier un malheureux otage britannique enlevé dans les mêmes conditions ».
Leur ultimatum « n’a jamais été précédé du moindre début de dialogue avec des autorités françaises ou locales », a regretté Nicolas Sarkozy qui précise qu’au lieu d’affaiblir leur moral, cet « assassinat » renforce, au contraire, la détermination de la France à lutter contre le terrorisme.
« Loin d’affaiblir notre détermination, cette mort doit la renforcer...Plus que jamais nous sommes déterminés à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et à soutenir les pays qui ont le courage de combattre ce terrorisme barbare. Ce combat nous concerne tous, il en va de notre sécurité. Le crime commis contre Michel Germaneau ne restera pas impuni », a t-il déclaré.
C’est dans ce cadre que Bernard Kouchner, le chef de la diplomatie française, se rendra lundi soir à Bamako, Niamey et Nouakchott « afin d’examiner avec les autorités locales et nos ambassadeurs les mesures de sécurité à prendre pour nos ressortissants ».
« Nous demandons instamment à nos compatriotes de renoncer absolument à voyager dans la zone sahélienne », a par ailleurs appelé Nicolas Sarkozy selon qui tous les moyens avaient été mobilisés pour tenter de libérer Michel Germaneau avec l’appui des pays concernés, le Mali, la Mauritanie et le Niger en particulier.
« Dans le cadre de la coopération que la France apporte aux pays du sahel menacés par Al Qaïda, nous avons accepté de prêter un soutien à la Mauritanie qui, informée d’une attaque imminente d’un groupe terroriste sur son sol, avait décidé de mener contre lui une action préventive », a ainsi confirmé le chef de l’Etat français.
« Le camp de base du groupe qui a été détruit était susceptible d’être le lieu de détention de Michel Germaneau. Convaincus que nous étions que celui-ci était condamné à une mort certaine, nous avions le devoir de mener cette tentative pour l’arracher à ses geôliers. Malheureusement (il) ne s’y trouvait pas », a regretté Nicolas Sarkozy.
LD/od/APA
26-07-2010
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